dimanche 18 novembre 2007

Random fun with Google

Parce qu'il y a effectivement des jours où trouver la motivation de se lancer dans de grands projets semble être la quête du Saint-Graal inateignable (pffff...quand je compte toutes les entrées théâtres, voyages et seriesques en retard qui s'accumulent sur mon post-it sans que j'ai le coeur de les biffer et de laisser tomber, c'est sans fin et me fait prendre mes jambes à mon cou.), rien de tel pour se redonner un peu de force qu'un petit quizz énième variation du mythique questionnaire de Proust.

Here we go...


1. Votre âge au prochain anniversaire
Heureusement ce panneau routier (route nord-sud du Wyoming au Nouveau Mexique) est apparu en 1ère position... J'ai échappé au rouleau métrique de 25 pieds (8.6 mètres).



2. L'endroit où vous aimeriez voyager
Délicate question, sachant que j'aimerais aller partout! J'aurais aussi pu mettre le Japon mais on connait déjà la photo et la possibilité que j'avais d'y aller en février est tombée par terre :-( . Mais si le pays du soleil levant est à nouveau une perspective lointaine, j'espère que la Grosse Pomme sera au calendrier des odyssées de 2008.

3. Votre endroit préféré



4. Votre objet favori

ex-aequo avec (mes proches ne l savent que trop bien ^^;;)





5. Votre nourriture favorite





ex-aequo



6. Votre animal favori




7.Votre couleur favorite




8. L’endroit où vous êtes née




9. L'endroit où vous vivez

Ce qui est bien avec ce cliché qui a changé depuis hier (la première marche était alors tenue par une image de la Tour Eiffel) c'est que l'on apperçoit mon quartier.



10. Le nom d’un ancien animal de compagnie



11. Le surnom de votre meilleur(e) ami(e)



12. Votre surnom
Cette question était difficile à illustrer, d'une part beaucoup trop de surnoms et d'autre part la plupart sont des néologismes. J'ai quand même trouvé avec grande surprise une image pour mon patronyme de Terminale. Lorsque j'ai vu le rapport entre l'image et ce surnom, je me suis même demander si Zola ne nous avait pas inspirés tous les deux.


13. Votre prénom














14. Votre deuxième prénom








15. Votre nom de famille
J. est en effet un grand fabricant de tente...comme je l'ai découvert il y a quelques années.


16. Une mauvaise habitude














17. Votre premier travail



18. Le prénom de votre grand-mère
Comme on ne spécifie pas laquelle, j'ai le prénom le plus facile à illustrer (sinon Noémie, tu aurais encore dit que j'expose sur ce blog des images peu recommendables).


19. Vos vacances favorites

vendredi 16 novembre 2007

"We are sisters...born to be rivals"

Petite consolation au milieu d'une semaine laborieuse (dans tous les sens du terme)... car oui même sans être usager des transports en communs parisiens, on peut malgré tout expérimenter tous les désagréments de la grève comme passer deux à trois quotidiennes à faire du sur place sur l'asphalte de la capitale et regarder les automobilistes s'invectiver et constater un respect décroissant du code la route des autos et des Vélib' et quand c'est une semaine qui débute à 6h du matin, les journées sont plus coriaces que d'habitude.

Soit vendredi la diffusion de la bande-annonce tant attendue de The Other Boleyn Girl. Je suis plutôt agréablement surprise. Certes le script que j'avais lu et qui maltraite Histoire et roman était bien le bon mais moi qui avait peu de foi entre la complicité de Natalie et Scarlett, je révise mon jugement... Privilégier la rivalité au centre du film plutôt que le caractère tortueux d'Anne ou l'égoïsme d'Henry VIII peut quand même mener à un bout film divertissement (enfin j'espère) . Et même si Eric Bana n'est pas roux, il m'apparaît plus plausible que je ne l'imaginais en souverain absolu de l'Angleterre, peut-être même davantage que Jonathan Rhys-Meyer qui campe un Henry passionnel (que j'aime bien aussi par ailleurs, il me rappelle le Louis XIV de Louis enfant roi et de l'Allée du Roi).

Désormais, le long métrage qui me rend songeuse est Love in time of the Cholera, rien pour le titre déjà...

samedi 20 octobre 2007

Le Tour du Monde en 80 jours

En attendant de pouvoir assouvir mes passions de globe-trotteuse pour le moment mises en sourdine, je ne me lasse pas de me passer de temps en temps l'odyssée de ce bienheureux informaticien designer du Connecticut, qui a pu accomplir deux longs périples autour du monde, grâce en partie à l'aide de chewing-gums longue durée et en dansant très mal.
Beaucoup d'entre vous connaissent sûrement le clip, qui a fait les beaux jours de Youtube mais parfois c'est vraiment dans les vieux pot que l'on fait la soupe la plus délicieuse!
Et en ce qui concerne Matt, il ne compte pas en rester là, d'après ce que j'ai compris en parcourant rapidement son blog, les voyages continuent mais cette fois il danse en troupe, en conviant curieux et fans à se joindre à sa chorégraphie!

Des images de son premier voyage...


Et le making-of pour les conquis!

A chaque visionnage, je ne peux m'empêcher de pouffer de rire quand je vois le TGV passer mais sachant que le monsieur est un fou furieux de train, je comprends mieux pourquoi il ne nous a pas gratifiés d'une Tour Eiffel ou des Champs Elysées. Les images tournées en Bolivie, Namibie et sous-marines sont particulièrement spectaculaires. un seul petit regret....que Matt ne soit pas allé en Irlande encore (même s'il a mis les pieds à Prague, Hanoï et Angkor!).

dimanche 30 septembre 2007

Eppur si muove










Instants d'un dimanche après-midi sportif et mémorable.

Je trouvais le mouvement et la vitesse intriguant à capturer avec l'appareil photo mais le résultat est moins flou que je ne le pensais. La musique ne colle qu'imparfaitement mais les autres morceaux contenant une accélération au piano ne marchaient pas mieux.

dimanche 2 septembre 2007

1977...

1977, c'est l'année...


-du dernier voyage de l'Orient-Express après 94 ans de service, reliant Paris à Istanbul.

-de l'indépendance de Djibouti

-de la Charte de la langue française au Québec (appelée aussi la loi 101) est une loi-cadre qui sert à faire respecter les droits linguistiques des citoyens du Québec et qui fait du français, la seule langue officielle de la province québécoise.

-du renversement du président pakistanais Zulfikar Alî Bhutto, remplacé par le général Zia Ul Haq, qui institue la loi islamique.

-de la naissance de Sarah Michelle Gellar et d'Orlando Bloom

-du Pacte d'Egmont : la Belgique est découpée en trois régions (flamande, wallonne, Bruxelles-Capitale) relativement autonomes.

-de la sortie du premier épisode de Star Wars.

-de la vogue du Disco (La Fièvre du samedi soir).

-du lancement de Voyager 1 et 2. Les deux sondes emportent chacune un enregistrement de salutations dans toutes les langues terrestres.

-le 2 septembre c'est aussi le jour de naissance de ma cousine...
...qui avait donc convié à fêter ses 30 ans avec quelque chose de 1977 sur ses invités. D'où cinq jours d'angoisse, en quoi et comment se transformer en "1977 girl" quand on manque décidément de repères sur cette époque et de temps pour faire une razzia aux puces ?

Grâce à des élastiques en caoutchouc du boulevard Haussmann(et fouillage dans le placard à vêtements pour dénicher du blanc et du violet -histoire de faire plus Padmé:p-)pour rendre hommage aux jolis macarons de la princesse Leïa. Évidemment la chevelure d'Isabelle s'y prêtait mieux que la mienne, chez qui cela donne plus l'impression de vouloir imiter Shrek et ses oreilles trompettes mais au moins le défi fut relevé avec dignité (avec quelques coups de canifs à la nôtre ^^;;) et nous avons pu rejoindre sans rougir la demoiselle décorée de codes barres (inventés cette année là) et une transfuge de la Fièvre du Samedi Soir en rollers !


Pour ceux curieux de voir le retour en 2007 (en passant par 1920 et 1940)

(cette entrée est susceptible de s'auto-détruire à tout moment)

jeudi 30 août 2007

Dernière ligne droite avant le 27 septembre

Comme il faut être réaliste, je doute de pouvoir consigner toutes les raisonnances, les frustrations qu'ont provoqué au cours de l'année écoulée la troisième saison de Grey's Anatomy, un avis mitigé qui culmina lors de l'épisode final "Didn't we alost have it all?". Cela faisait longtemps (la grande époque de la saison 2 de Buffy) que je n'avais pas suivi une saison avec une si grande impatience, en particulier lors de l'intrigue "catastrophe maritime à Seattle" et que j'avais autant de mal avec les derniers épisodes de la série, où tout s'enchaînait à un rhytme si rapide que l'on frisait la caricature (particulièrement dans le cortège de morts autour de Mérédith et le triangle soudain Izzie post-fantôme de Dennis/George/Callie). Entre-temps d'autres programmes sont venus enflammés ma curiosité: Dr [H]ouse et Heroes (même si je me suis contentée faute de temps de l'épisode pilote).

Mais est-ce que j'attend cette saison 4 à Seattle Grace... Parbleu oui, parce que au delà des développements hiératiques des personnages, Cristina et Bailey n'ont toujours pas leurs langues dans leurs poches, il nous reste encore tout à découvrir du passé d'Alex et McSteamy vaut sûrement mieux qu'un vers-valoir où les yeux des téléspectatrices se rincent... Je veux voir une réconciliation avec Derek, sinon c'est vraiment avoir quitté New-York pour rien... parce qu'aussi Addison revient faire ses adieux dans le premier épisode et que si Burke a disparu, sa mère rend visite à Cristina abandonnée au pied de l'autel, pour l'aider à tourner la page, et donc la fin tumultueuse de la saison 3 evrait trouver quelques conclusions manquantes (la parte va/Alex devrait s'achever plus loin dans la saison 4 disait-on).

Est-ce que le scénario de la série se sera assagi ? les rumeurs que j'ai lues ne le laissent pas passer mais je ne désespère pas encore alors en attendant que j'arrive à déverser le trop plein de mots que m'inspira le cru 2007 (cela viendra peut-être avec une éventuelle critique de "A change Is Gonna Come" si je suis motivée), voici un petit retour en sourire avec le bétisier des 25 épisodes de l'année passée. Imiter Drôles de dames est le BABA du "Gag reel" (cf Desesperate Housewives) mais entre ça et le French cancan, on passe une bonne minute) en attendant le 27 septembre.





Et quelques perles à venir de Cristina (meilleur moment: George qui ne veut pas être un numéro):



Les retrouvailles entre Meredith et Lexie (ackward pour le moins)




Bande-annonce grandiloquante:




Et pour les fans de Meredith et Dereck, don't worry (attendre la 30ème seconde)

mercredi 29 août 2007

If Lauren asks...

Puisque j'ai été interpellée un soir de juillet par Alanis, je m'exécute (même si fidèle au lapin d'Alice probablement mon père biologique, en retard, en retard!)


Last book I bought

Question complexe, il y a quinze jours, j'aurais répondu Harry Potter and the Deathly Hallows, qui comme son prédecesseur a fait battre à mon coeur la chamade, essuyer quelques larmes de rage pour trois personnages bien maltraités et m'a amenée à une nuit blanche mémorable jusqu'à 5h du matin et si je n'avais pas eu à bosser le lendemain, j'y aurais consacré ma nuit. Sans revenir pour le moment sur le contenu du livre (on attendra la sortie officielle française pour ne léser personne et me donner envie de relire cet ultime volume), j'ai été satisfaite de ce 7ème tome, mené au galop et hormi l'épilogue pénible (si encore on avait tous les personnages ayant survécu à la bataille finale), JK Rowling ferme un peu près toutes les pistes ouvertes précédement avec une bonne dose de logique et d'apparences mensongères même si les révélations sur Dumbledore correspondait un peu à ce que j'avais imaginé vu qu'il avait bien commencé à chuter de son piédestal et cette dose de réalisme m'a fait plaisir. Ultime regret, ne pas avoir vu réappaître un objet clé du tome 5 escamotté par le film mais on ne peut pas tout avoir!


Sinon le vrai dernier roman est Kafka sur le rivage d'Haruki Murakami sur les recommendations d'un de mes maîtres de stage. Mais fidèle à mes bonnes habitudes, je le laisse prendre la poussière sur ma table de nuit.



Book I'm reading


As always, je me suis remise au Journal de Jean-René Huguenin, en cas de déprim' rien de plus cathartique. J'ai au moins avancé de quelques pages ma dernière relecture. Son penchant télévisuel serait un peu le Dr House soit (au départ) un étudiant de Sciences-Po, qui a mille problèmes de création littéraire, perpétuel insatisfait et un tempérament à desespérer des gens (en tout cas dans les pages que je connais par coeur) mais à la lecture d'Alanis, je serai bien tentée également de ressortir mon intégrale d'Austen et de retrouver les soeurs Dashwood.

Three books that mean a lot to me
Les Liaisons Dangereuses resteront toujours pour moi le summum de la littérature. Choderlos de Laclos infuse à ses héros un style particulier, qui donne vraiment l'impréssion de lire une correspondance à plusieurs mains. Une missive de Cécile de Volanges ne pourra jamais être confondue avec la plume de Mme de Rosemonde. Difficile aussi de résister au charme et à la cruauté de Valmont (anti-héros ténébreux) avant de regarder fascinée et pleine de pitié le piège de la sincérité et du repentir se refermer sur lui. Le manipulateur n'est tué que par lui-même et de voir alors les tragédies emporter un à un les protagonistes, tous impuissants devant la passion, qu'ils pensaient dominer. 8 ans après l'avoir lu, je n'oublie pas ces pages, avec en fer rouge dans ma mémoire la lettre tumultueuse écrite sur le dos d'Emilie et les pathétiques "ce n'est pas ma faute" du Vicomte...
Orgueil et Préjugés (ex-aequo avec Raison et Sentiments), à tout jamais la plume de Jane et Mr Darcy ont volé mon coeur. C'est dans ce livre que j'ai appris à aimer l'anglais, que j'ai ri dans la nuit à l'ironie de Mlle Austen, qui ne manque jamais de brocarder ses comtemporains.
La saga des Rougon-Macquart de Zola. Un travail de titan, scientifiquement réglé qui malgré le naturalisme comporte des pages à la violence captivante sociale, psychologique, physique. Emile ne laisse pas à ses personnages plus de répit que n'en ferait la vie, il flotte dans une grande partie de ses volumes l'air de la désolation. Je me souviens encore de la larme écrasée lorsque que Miette et Sylvère rencontrent leur destin et cette dernière page de La Fortune des Rougons où jamais un mur blanc et de l'herbe n'ont été aussi anodins et meurtriers ou des frissons qui me parcourait lors de cette promenade en fiacre dans La Curée.
Last but no least même si on a dépassé les trois, j'inscris à cette liste la douceur et mélancolie de Stefan Zweig. Personne mieux que lui ne sait saisir les émotions : la passion, la folie, les espoirs foulés aux pieds, le trouble amoureux; et l'insouciance de la Vienne d'avant 1914. Il suffit de lire Lettre d'une Inconnue pour s'en persuader.

Last film I saw

Ratatouille, pour qui ma mère avait développé une fixation des plus étranges mais qui est adorable et qui donne presque envie d'adopter un rat!
Three films that mean a lot to me

La Leçon de Piano : la musique, les paysages, le silence pourtant si expressif d'Ada ont marqué mes petites prunelles. Ce film m'envahit d'un immense trouble à chacun de mes visionages (j'en suis au 7ème), l'ambiguité ne le quitte jamais pour culminer au geste terrible de la petite fille d'Ada, du sang sur ses ailes d'ange dégoulinantes de pluie et de froid. Il n'y a plus rien d'innocent dans cette gamine de six ans...sans oublier la chute de sa mère dans l'océan... Jamais je n'ai été aussi d'accord avec le jury du festival de Cannes.
Les Heures avec Nicole Kidman, trois portraits de femmes émouvants.
"To look life in the face, always, to look life in the face and to know it for what it is. At last to know it, to love it for what it is, and then, to put it away. Leonard, always the years between us, always the years. Always the love. Always the hours. "
Eternal Sunshine of the Spotless Mind pour sa mélancolie qui poignarde en plein coeur et sa mise en scène toujours poétique. Qui n'a jamais la tentation de l'oubli pour mettre fin aux fantômes d'antan ?
Garden State à la poésie pleine d'optimiste et d'absurde mais à la très jolie épiphanie.

Song currently playing
Si ce n'est pas le brillant "Map of the Problematique" de Muse, qui résume l'humeur de ces dernières semaines, Real Player doit sûrement jouer "Make This Go on Forever", 5 minutes de grâce et de drame.



Songs that mean a lot to me
Tout le répertoire des Corrs et de Mylène Farmer.
Avec mention spéciale pour "When the Stars Go Blue", "No Good For Me", "Only When I Sleep", "Forgiven Not Forgotten", "Baby Be Brave", "Regrets", et "Désenchantée".
Une grande partie du dernier album de Snow Patrol, Eyes Open, qui fut une parfaite BO des turbulences de cette année.
"The Heart Asks Pleasure First" de La Leçon de Piano pour toute la passion et l'élégance de Michael Nyman



Favorite drink

Champagne, of course



Favorite charity

Favorite vacation

Irlande et les rivages anglais (à jamais immortalisés lors de mon voyage post-bac sur les traces de Jane Austen et le tournage de Pride and Prejudice made in BBC...). La Normandie même si les souvenirs qu'elle charrie sont encore assez douloureux, difficile d'y aller sans penser à ELLE...et un jour j'aimerais aller à Jérusalem, New-York, Dakar.
A l'ordre du jour sont pour le moment en court de réflexion de périples au Portugal à Lisbonne (pour la conférence annuelle de la FIAT) et à Londres pour rendre visite à ma cousine, désormais expatriée là-bas. De manière plus chimérique -mes plans favoris- ont été évoqués des séjours à Séoul et Tokyo, toujours dans le sillage de la FIAT mais j'y crois moyennement. Ah si j'étais né, le fils d'un Lord anglais au XIXè, j'aurais épuisé les joies du Grand Tour!


Favorite vice

Angoisser avec un grand A de panique à paranoïa (pour l'allitération)

Five people who I'd like to see answer this survey

Lara, Elaurys, Same, ReB, Noémie et Marie S.

Une question de bon sens

Après la version originale supposément trouvable sur la TNT, TF1 fait un nouveau un geste du côté des téléphiles. Elle a annoncé au cours de sa conférence de rentrée, qu'elle allait rendre disponible la deuxième saison de Heroes, à partir du 25 septembre en vidéo à la demande (VOD), 24 heures après sa diffusion aux Etats-Unis. Les épisodes seront proposés en VOST (yeah!) à partir de 1,99 euro l'unité. Ca ne réssoudra pas le problème de piratage, gratuit, mais de temps en temps cela pourra s'avérer bien pratique en cas de grande impatience et peut-être qu'un jour ils oseront même une diffusion en simultané avec les USA en VO, genre à pas d'heure comme ils savent si bien le faire (pas meilleur moyen de massacrer Lost et Dr House)... Bon maintenant si c'est possible pour Heroes, à quand Grey's Anatomy et consorts ?

vendredi 24 août 2007

Grey's anatomy saison 4 : premier trailer

Still alive en dépit d'un emploi du temps en forme de grand huit. Et comme je sens que as usual, nombre d'entrées que je voulais rédiger passeront à la trappe. Je baptise le mois d'août avec la premier clip de promotion de la saison 4 de Grey's anatomy, tout chaud de ce matin, no idea what it is about, parce que je n'ai pas encore eu l'occasion de l'écouter donc je vous laisse découvrir.



Des spoilers sont disponibles jusqu'à l'épisode 5, consacré à Halloween (après les épisodes thématiques de Noël et Thanksgiving on allait avoir du mal à y échapper!) sur SpoilerTV, du toujours très renseigné DarKUFO.
Pour les afficionados de Private Practice, pas encore de bande-annonce mais des photos de promotion.

'Drea, bien marie de ne pas pouvoir se rendre à la FNAC des Halles le 28 août approcher de plus près les Heroes :)

samedi 21 juillet 2007

L'Etage Upside Down




'Drea, J + 2 mois + 6 jours ^^;;;

(Entrée transférée dans les jours qui viennent au 20 juillet 2007), hmm que dire sinon que je ne recevrai probablement jamais la palme d'Or de la réalisation, ah moi et les cadrages toute une histoire d'insubordination mais votre honneur la chanson s'y prêtait!

samedi 14 juillet 2007

14 juillet en fanfare



Si je devais désigner un classement de mes jours de l'année préférés, le 14 juillet figurerait en excellente place. Non que je sois une patriote enragée mais j'aime l'anniversaire que ce jour célèbre. La révolution Française est depuis longtemps une période qui me fascine. De par l'impact qu'elle a encore sur nos inconscient collectif hexagonaux voire étrangers. De par ce qu'elle nous a laissé :j'y inclus toute l'oeuvre de Napoléon également (même si c'est moins ambitieux que Furet dont la thèse France du XIXe siècle qui n'en finit pas de "terminer la Révolution" avait illuminé mes premières semaines à Sciences-Po). De par son "romanesque", des drames, des tragédies, cette période sanglante n'en manque pas. Commencée dans l'enthousiasme de la prise de la Bastille, elle se termine dans l'horreur de la Terreur, une bonne guerre civile, et la transition étrange du Directoire.

Petite les célébrations du bicentenaire m'avait enchantée: plantation de l'arbre de la liberté, découpage de cocarde, visite de Versailles, et don d'un exemplaire d'Alain Decaux raconte la révolution aux enfants et que de larmes versées sur le pauvre Camille Desmoulins, l'infortunée Marie-Antoinette, Louis XVII et Mme Royale.

C'est toute un peu honteuse et groguie, que mon 14 juillet 2007 a commencé en fanfare et réveil en sursaut au passage de la patrouille de France, qui pour cause de ciel bas a changé de couloir aérien. Pour survoler les Champs-Elysée, elle avait choisi de passer au dessus de Bercy.


Et pendant une heure, j'ai eu le droit à un défilé privé sous ma fenêtre de toute notre aviation. Sympathique même si cela manque de Garde Républicaine et de beaux chevaux (croisés quelques jours plus tôt lors de l'intronisation de Nicolas Sarkozy).

Des rencontres étranges, qui se sont reproduites toute la journée dans la rue. Malheureusement pas autant de chance avec le feu d'artifice de la soirée, promis son et lumière... Le temps d'arriver sur place, le bouquet final était terminé depuis 10 minutes, la foule compacte et pressée de s'échapper alors que les stations de métro avaient été fermées pour éviter les grandes bousculades. Une nuit, qui s'est soldée par une heure et demi de marche à pied dans le nord de Bir Hakeim aux Invalides! Les feux d'artifices parisiens, bien peu pour moi!

Et comme c'est le jour J pour le mettre, les curieux pourront lire la série de portraits de Révolutionnaires que j'avais rédigé pour une "audition" chez l'Internaute à l'automne dernier. Pas eu le poste de rédacteur histoire au final, mais la rédaction et les recherches nécessaires m'ont laissé un bon souvenir.

vendredi 13 juillet 2007

De l'autre côté du miroir

Que se passe-t-il lorsque c'est vous qui devenez l'interviewée ? Grâce à Catherine, une ancienne camarade de marianne-en-ligne, qui rédigeait pour l'Etudiant un dossier justement sur les stagiaires, j'ai enfin pu me faire une idée plus précise de cette mission... Au final, c'est tout aussi intimidant que lorsqu'on tient le micro ou le calepin! Chapeau à la demoiselle d'avoir su bien raccourcir et transcrire mes considérations un peu éparpillées, ce n'était pas une tache facile!

Il suffisait de le demander...

Alors que je me lamentais, il y a peu, de l'absence de documents officiels alléchants en provenance de Hollywood, mes espérances sont finalement comblées. Comme tout bon principe merchandising, qui se respecte, l'adaptation de the Other Boleyn Girl va donner lieu à une réimpression de l'ouvrage avec pour seul élément de nouveauté une couverture aux couleurs du film (et des traits de ses interprètes), et bien grâce à la diligence d'Amazon, on connaît cette deuxième édition, qui ouvre la voie à toutes les spéculations possibles sur les affiches du long métrage dans les salles obscures.

1ère réaction: oh le joli vert émeraude que voilà... Je voudrais la même robe!

2ème réaction: aargghh que de vert dans des pauses alanguies, qui augurent d'une mise en scène probablement un peu trash! aie, aie, aie, aie...m'fin j'irai quand même voir :p. La posture de Natalie Portman me rappelle énormément certains clichés utilisés pour promouvoir Star Wars : l'attaque des clônes.
Eric Bana a l'air de camper un Henry VIII déjà un peu déséquilibré, dépravé et régal comme il se doit, ça me fera avaler son manque de teinture/perruque rousse.

Sur le front d'Andrea Corr, même récompense. Les versions primaires d'acoustiques au piano ont resurgi sur l'édition japonaise de Ten Feet High. Il est facile de comprendre pourquoi les versions à la guitare ont été préférées et ce plan A abandonné. Andrea sonne très peu à l'aise sur son instrument chantant et jouant en même temps. L'interprétation est honnête mais timide et donc pas renversante.

Ceci dit le piano ajoute aux deux chansons concernées, Hello Boys et Shame on You, une touche de mélancolie et d'inquiétude, qui les transformes totalement et leur confère un petit supplément d'âme et de même permette de vraiment profiter de la voix rauque de la demoiselle, pas du tout trafiquée pour une fois. Dommage que cette simplicité n'ait pas été choisie sur l'album. Constation particulièrement frappante sur la chanson bonus, Amazing, qui a autant sa place sur une galette que Miracle sur Borrowed Heaven (les deux partagent une mélodie assez semblable).

mercredi 11 juillet 2007

2007, les Tudors remontent sur le trône

...du cinéma et de la télévision. Dans les six mois à venir et pour mon plus grand plaisir, nos écrans vont être graciés à profusion par plusieurs Henri VIII, Anne Boleyn et autre Elizabeth! A vrai, j'aurais dû rédiger cette entrée en février (ah c'te bonne blague !) mais depuis peu, j'ai presque toutes les pièces du puzzle en main, et donc la motivation est revenue.



Il y a d'abord The Other Boleyn Girl et sa distribution en or (Morgan scénariste de the Queen, Natalie Portman, Scarlett Johansson, Kristin Scott Thomas) , qui m'enthousiasme plus que de raison au vu de la qualité du script, qui a déjà filtré sur les sites dédiés à Eric Bana. Entorses au livre comme à l'histoire me font craindre la déception mais avec une direction d'acteurs et des costumes transportants, l'ensemble, je veux le croire, peut encore être sauvé! Les premières photographies dévoilées ont continué à alimenter ma curiosité et je regrette que contrairement à ses confrères tudoriens, aucune bande-annonce n'ait encore été diffusée.




Je compte aussi sur mes retrouvailles avec Cate Blanchett à la voix suave alias Elizabeth I dans the Golden Age! Dire qu'en prime, mon oeil pourra admirer Clive Owen, pirate au service de la couronne, dans cette illustration de la défaite inattendue de la brillante invincible Armada. En voyant ces images, j'ai plus que jamais envie, le temps venu, de faire un petit tour par les chateaux tudoriens anglais !




La palme de l'adaption la plus sensuelle et rock 'nd roll reviend sans nul doute à the Tudors avec le déjanté Jonathan Rhys Meyer, cette fresque de Showtime en plusieurs saisons a fait ses débuts cet avril sur le cable américain et dès qu'il passera l'Atlantique, je jetterai volontier un coup d'oeil sur cette mini-série, qui retrace l'ascension d'Anne Boleyn (et donc on y retrouve brièvement Mary, the Other Boleyn Girl!). Face à l'étendu des décors, je passerai outre sur les anachronismes et autres interprétations fantaisistes (pourquoi Margaret, la soeur de Henri VIII et la pauvre grand-mère de Marie Stuart est-elle omniprésente ? ! ). En tout cas le ton décalé de la bande-annonce, genre émission de Stéfane Bern fut une idée prodigieuse...^^



jeudi 5 juillet 2007

Dilemne téléphonique

Petite, je collectionnais compulsivement les stylos, au point de devenir cleptomane et de dévaliser sans le moindre remord les trousses de mes parents, dérobant ses beaux Pilot à mon papa, et ses bics de toutes les formes et logos possibles à ma maman quand je ne lui empruntais pas le stylo plume réservé aux Grands.

Cette obsession de l'ustensile écrit m'a petit à petit quittée dès lors que j'eus la permission de passer de longs moments dans les papèterie et de faire l'acquisition de plumes aux traits turquoises, argentés, cuivrés ou rose à paillettes, qui rythmèrent mes plans d'histoire-géo, et dès lors que l'école assouplît suffisamment ses règles pour nous permettre de sortir du bleu effaçable réglementaire.

Cette passion due également son déclin à l'irruption conquérante dans ma vie de Bill Gates (déjà à quatre ans, rien ne me divertissait plus que de taper des lignes de zéro sur l'ordinateur traitement de texte de ma mère, 0 vert sur fond noir avec les touches simple, double, ou triple zéro, les variations de vitesse de ces différentes touches suffisaient à mon bonheur), et depuis je me suis trouvée un autre vice, les objets technologiques, qui évoluent plus vite qu'on ne peut faire ouf, et une fois par an, j'aime bien écumer les couloirs de la FNAC micro pour ouvrir des yeux émerveillés sur les prouesses des engins exposés et à peine sortie de l'usine...

C'est donc depuis plusieurs jours que je me heurte à une interrogation sans fond, Blackberry, accessoire apparemment indispensable si on veut faire partie des cabinets ministériels et en plus, chic du chic, danger pour la sécurité de l'Etat (mince alors nos ministres et conseillers vont-ils devoir revenir au traditionnel pigeon voyageur et télégramme ?) ou Iphone, alias téléphone portable de Xème génération en rupture de stock, à l'abonnement coriace et dont Bono possède sûrement un exemplaire ?

Et soudain la réponse fut ! (lol)




'Fin du moment que mon portable téléphone -ce qui est sa fonction première- sans que j'ai besoin de lire le mode d'emploi, I'm happy !

samedi 30 juin 2007

Quelques jours au printemps

Salon nouvellement bleuté, reconverti le temps d'une matinée en cyber-café.
Ce blog ces dernières semaines ne fut pas des plus locaces, la faute à un moral, comme-ci, comme ça.... Difficile d'écrire dans des temps incertains où s'entremélèrent des travaux de peinture et un déménagement provioire chez mon père pour retrouver mon grand ami à quatre pattes et moustaches, plus snob que jamais, M. Charlot, vague à l'âme, un renouvellement du matériel informatique et la découverte heureuse des plantages de Vista, le décrochage de mon premier job pour Horizon Entrepreneurs en tant que rédactrice multimédia, et sa conséquente période d'essai et intense période de concentration et d'apprentissage de la gestion de son temps de manière autonome et en télétravail, concours de la fonction publique européenne (ou comment préparer de manière fantaisiste une épreuve cruciale, j'sais pas ce qui m'a pris de m'inscrire à cet exam'!) sans oublier l'appel haussmannien innatendu ...
Et l'été s'annonce. Die Zeit vergeht sehr schnell...and I pray for better time.

dimanche 24 juin 2007

Andrea Corr ~Ten Feet High (critique, et promis-juré, après je vous laisse tranquille...au moins jusqu'au prochain single !:p)

Règle bien connue:
-Lorsqu'on entretient de grandes espérances, on est fatalement déçu.
-Lorsqu'on s'attend au pire, la moindre particule, qui sort du lot, vous arrache des sourires béats de contentement.
Une force de la physique de la subjectivité auquel le premier album de la demoiselle la plus charismatique et médiatisée de mon quatuor irlandais n'échappe malheureusement pas.

En vérité, l'annonce de ce disque solo ne m'avait guère réjouie... Si Andrea est la figure de proue des Corrs, à l'instar de Jim, elle n'était pas à l'origine des meilleurs décisions artistiques du groupe (Mutt Lange, Summer Sunshine, une tendance à n'écrire que des chansons comportant le mot "love" etc.), là où Caroline et Sharon garantissaient la petite part d'irishitude de la famille.
Et c'est donc avec prudence, que j'ai fait l'acquisition de Ten Feet High via Itunes, qui le diffusait avce 5 jours d'avance sur sa sortie physique.
Bon point : Andrea concevait cet album comme un recueil d'histoires, et de ce point de vue je ne peux que m'incliner devant la variété de l'album, où chaque chanson baigne dans une atmosphère, qui lui est unique, et pour quelques unes d'entre elles basculent dans la "fanfiction/fantasme" le plus délicieux !

Bon point : la miss voulait faire tout sauf du "The Corrs" et cet objectif est incontestablement atteint, pas un pipeau ou un violon mélancolique en vue...

Mauvais point: ...simplement l'envol ne prend pas :-( qu'on ne se trompe pas, le disque est agréable à écouter et se laisse écouter hein...seulement y'aurait pas eu marqué Andrea Corr sur la pochette, je n'aurais jamais pris le temps et les sous de me pencher sur ce disque. Est-ce la production un brin datée et dance de Nellee Hooper ? Bon nombre de titres manquent d'un vrai souffle sacré, d'une âme, d'une émotion, d'une passion qui bouscule comme le faisaientt Only When I Sleep, Borrowed Heaven, ou Forgiven Not Forgotten.

Mauvais point : Andrea ne nous livre que 11 chansons et un malheureux affreux remix de Shame On You, justement shameful soit une malheureuse galette, qui n'excède pas 38 minutes >________<
Mauvais point : une quarantaine de fois, où Andrea répète le mot "L.O.V.E", à quand un peu de diversité ?
Conclusion : une expérience intéréssante mais inaboutie. Du talent, Andrea en a, mais plus d'éfforts elle aurait pu accomplir pour rendre ce début mémorable et lui laisser la chance d'avoir une suite. Bref, les fans des Corrs seront destabilisés, les autres seront-ils convaincus ?




Dans le détail :
1)Hello Boys 7/10 : la première fuite de l'album, et elle causa un vrai outrage dans la communauté corséènne de par sa rupture avec la doxa pop-folk, à laquelle nous avait habitué les Corrs. Personnelement, je trouve que c'est une des meilleurs réussites de l'album, musicalement et narrativement( le racolage sur la voie publique) . Une orchestration solide avec une guitare électronique, qui règne sur le tout, et une voix mise en scène et au service de cet hommage aux prostituées. Sur un fond musical, qui rappelle lointainement Dépèche Mode, Andrea se fait sensuelle et vulgaire. Why not ? Sauf que les fleurs de macadam, la benjamine des Corrs leur avait déjà consacré deux chansons bien plus poignantes, Love In The Milky Way et Somebody For Someone.

2)Anybody There 4.5/10 : deuxième fuite et franchement même de l'entendre en entier, elle m'ennuie toujours autant tant la mélodie est répétitive. On a l'impréssion qu'Andrea joue volontairement une comptine enfantine sur son piano, qui lorsqu'il n'est pas noyé par le synthétiseur constitue le moment de grâce de cette suite post-rupture de Humdrum. Pourtant de cette angoisse de la solitude, de ces "Could anybody dare (...) I hear your voice, with a smile, telling me I'm wasted "et du récomfort que peut amener la routine, on aurait pu faire quelque chose de sympathique car des chroniques amères de la vie quotidienne, Andrea sait faire. I Never Loved You Anyway était la chanson méchante à souhait.

3)Shame On You 5.5/10: quel gâchi, le texte le plus réfléchi, le politiquement engagé de l'album et de la demoiselle, massacré par un rhytme dance et des soupirs en fin de chanson insupportables. Pourtant, cette évocation sombre et graphique de la guerre et des tranchés de 14-18 pouvait dégager l'émotion appropriée. Peut-être que si une tournée se fait, une interprétation au piano lui rendra davantage justice.
4) I Do 4.75/10 : L'OVNI de cet album. L'idée d'illustrer cette comptine onirique sur le mariage de conté de fées, du grand jour idéal avec robe en blanc de princesse, de confetti, avec une boîte à musique, avait de quoi séduire. Malheureusement les deux minutes (argggghhhh) que durent la chanson sont sabotées par les 45 secondes de "I love you" lancinants d'Andrea. Faire des rimes est un art délicat mais ce n'est pas une excuse pour construire une chanson racourcie sur une anaphore gnan-gnan. La musique n'est pas un sujet du JT, une ritournelle peut durer plus de trois minutes sans endormir son auditeur !

5) Ten Feet High 8.5/10 : chanson éponyme de l'album et sa merveille, qui m'encourage à ne pas regretter mon achat. Une des rares mélopées, où l'on sent du sentiment, de la peine, de la rage, de la désolation. Ecrite sur une fin (cf. #2, #10), Andrea n'y cache pas sa tristesse, en cela aidée par une mélodie, dont les notes de piano et les envolées ne sont pas sans rappeller la ronde triste de "Closer". Les cordes, qui accompagnent les refrains, font de cette chanson un titre que les Corrs auraient pu composer, ce qui explique sûrement ma partialité! Avec No Good For Me, le sombre duo mortifère Forgiven Not Forgotten-Heaven Knows, Baby Be Brave et When the Stars Go Blue, elle est à ranger dans les complaintes, qui m'émeuvent énormément.
6)Champagne For a Straw 6.5/10: le gros délire de l'ensemble, une délicieuse satire du monde superficiel et cruel des célébrités et leurs déboires: liaisons, chirurgie esthétique, alcoolisme et mini chien, qui crie "Paris Hilton". Lointaine cousine de Give It All Up, elle lui emprunte sa trompette et les "hmmm, it's hollow in here" donneraient presque des frissons.
7)24 Hours 4.5/10: la chanson inutile de l'album. Je ne comprends ni la philosophie des paroles, où Andrea souffre encore d'une grande crise de répétionisme aigu, ni le but de la mélodie. Dommage, l'acoustique partait moins dans tous les sens et les 15 secondes de la version studio promettaient autre chose.
8)This is What It's All About 5.5/10: La chanson douce, à la guitare acoustisque et une des plus longues...mais qu'est-ce que je m'y ennuie. Andrea a du mal a touché les notes hautes, et je préfère quand elle ne chante pas , où seules les cordes de la guitare me bercent. Autre source d'agacement, à l'encontre de ce récit des premiers instants au réveil lorsqu'on nage entre le sommeil et la conscience, les mous "Ity's about yooooooooooou and mmeeeee in looooOOOoove", ça ne marchait pas pour le #4, ça se vérifie ici.
9)Take Me I'm Yours 7.5/10: la reprise du lot, où Andrea se transforme en Kylie Minogue. une pop-dance gratuite, qui met de bonne humeur. Les paroles allusives amusent énormément l'amoureuse des voyages que je suis. "I've come across the desert /To greet you with a smile My camel looks so tired (^^)/It's hardly worth my while/ To tell you of my travels /Across the golden East "
10)Stupidest Girl in the World 7.75/10: un hymne mineur de par sa mélodie, volontairement ordinaire, mais à l'image de Closer et Baby Be Brave, cette humilité la rend chère à mon coeur et soulignent ses paroles, qui raisonnent en moi. Un portrait, que je ne connais trop bien, de tendances à l'autodestruction des équilibres laborieusement mis en place. L'éternelle tentation de la table rase...
11)Ideal World 6/10 : je suis très partagée sur cette chanson, encore trop courte dont l'orchestration au violon dans ses dernières mesures me charment. La mélodie m'ennuie mais j'aime son concept :son univers littéraire puisque c'est un hommage aux personnages de Joyce et le texte montrait une certaine prise de risque dans l'écriture.
12) Shame On You Radio Cut (alias le remix épouvantable) 3/10: épouvantable justement...inutile, insignifiant, creux, inproductif etc...Un réel douzième titre aurait été le bienvenu >_____<
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Félicitations à ceux, qui sont encore avec moi !

ps : la curiosité épidémique du jour, qui fait augmenter vertigineusement les visiteurs, concerne des indices sur la quatrième saison de Grey's Anatomy, va quand même falloir attendre quelques semaines encore, désolée

mercredi 20 juin 2007

L'Oscar du meilleur acteur comique revient...

...à Bill Clinton !

Depuis mon aventure irlandaise, je nourris beaucoup de tendresse pour l'ancien président américain, pas seulement parce que son autographe trône dans mon salon (c'est une autre histoire), mais surtout parce que c'est avec et à cause de lui que j'ai appris les rudiments du html, en devant construire un site internet sur sa personne.

L'occasion d'en apprendre énormément sur cet homme, sur lequel je pourrai aussi longtemps disserter que sur les aventures de Mulder et Scull ou les années sanglantes des Valois. Son enfance ou du moins l'image qu'il en a donnée m'a touchée, de même que son ascension un peu tumultueuse à la tête de l'Arkansas ou ses démêlés avec Kenneth Starr, dont l'importance démesurée a anesthésié son dernier mandat, lui enlevant le peu de marge de manœuvre qu'il possédait face à un Congrès hostile pour laisser sa marque dans l’histoire. J'en ai beaucoup regretté que le bilan (échec de la réforme du système de santé, émergence d'Al Quaïda, Somalie, accords d'Oslo avortés) ne puisse être aussi sympathique que le personnage (un peu filou à ses heures cf. le scandale du Whitewater).

Car en bon homme politique, Bill est un artiste de talent, qui possède une vraie fibre comique. Il n'a pas hésité à tourner avec Hillary, en campagne pour remporter l'investiture démocrate, dans un petit clip, qui parodie le dernier épisode des Sopranos -un des acteurs y fait même une apparence!-, à la fin très controversée. But de la vidéo, dévoiler l'hymne officiel de Hillary... soit You and I (were meant to fly) de Céline Dion (!), choisi par les internautes à l'issue d'une compétition de plusieurs semaines.



J'aime le coup des carottes meilleures pour le pontage de Bill que les oignions fris sans oublier les prouesses de Chelsea au volant. A noter que Hillary est quand même moins à l'aise que son époux !

Mais en fait Bill est loin d'en être à son coup d'essai, il avait déjà commis une vidéo d'adieux mémorable lors de son départ de la Maison Blanche, qui vaut une petite palme d'or à elle toute seule!



Pour finir dans ce registre du bizarre politique, je conclus ce post par le tube de l'été de la semaine sur youtube "I got a crush on Obama", le rival démocrate le plus sérieux d'Hillary.



Cet hommage soulignant le sex-appeal de "B", qui a embarrassé l'équipe de campagne du sénateur de l'Illinois, absolument pas au courant, est l'œuvre des fondateurs de http://www.barelypolitical.com/ . Ces esprits taquins voulaient un coup de pub pour lancer leur site satirique, et sont également des supporters de Barack ! Pari réussi, puisqu'en une semaine la vidéo a été vue par plus d'un million et demi de personnes.

Allez peut-être que 2012 ressemblera à ça !

Quand même...

Depuis mon post-scriptum anecdotique d'hier, plus d'une dizaine d'internautes ont transité par ici, en cherchant des renseignements sur cette fameuse séance de pause préraphaélite, qui fit entrer Nathalie Kosciusko-Morizet dans les annales de Paris-Match (et lui valut quelques remarques peu aimables de certains de ses collègues (masculins)se gaussant de cette mise en scène "si peu politique").
Bref pour que ces curieux ne perdent pas leur temps en errant en ces lieux, vous trouverez le cliché et l'entretien, qui l’accompagnait sur le site de la député de l'Essonne.

mardi 19 juin 2007

Grey's Anatomy saison 4 (spoilers saison 3!)

EDIT DU 16 SEPTEMBRE 2007: page spéciale "A change is gonna come" (+bêtisier saison 3).
EDIT DU 24 AOUT 2007: la première bande-annonce officielle de la saison 4 est disponible ici (trailer a change is gonna come, season premiere).
EDIT DU 15 JUILLET 2007: pour tous ceux, et vous êtes nombreux (à exploser mon compteur, merci), qui brûlent de curiosité vis à vis de la saison 4, les premières fuites commencent à tomber pour l'intrigue du premier épisode du cru 2007-2008, "A change is gonna come". Vous en saurez plus ici sur ce très exhaustif site de spoilers, à majeur "lostienne", pour toutes les séries US du moment: Spoilers Grey's Anatomy Saison 4.

Le tournage vient de reprendre cette semaine. Lexie Grey devient une régulière de la série. L'actrice Chyler Leigh a signé pour toute la saison, ce qui peut laisser présager une passe difficile pour Mérédith et Derek.
En attendant de chroniquer cette turbulente saison 3 de Grey's Anatomy, qui m'a autant exaspérée qu'elle m'a émue par les accents très personnels qu'elle a revêtus, et puisque beaucoup d'internautes tombent sur cette page en cherchant à savoir quelle chanson contient les paroles "please just save me from this darkness (1)" (dois-je en conclure que l'arc du ferry est apparu sur les écrans de TF1 ce soir ?^^), voici une des premières bandes-annonces promouvant la saison 4 et révélant ce que la diabolique Shonda Rhimes a en tête pour nos internes favoris. Tremblez dans vos sièges !

Croyez-moi même si vous avez détesté la saison 3 et ne comptez pas visionner le reste de la série, vous ne regretterez pas d'avoir regardé cette vidéo!

Attention spoilers pour ceux qui suivent la diffusion française !

Qu'un seul mot à ajouter : LOL! même si j'aime beaucoup cette explication rationnelle sur le taux de mortalité élévé, qui touche les proches des internes, it makes a lot of sense !

(1) the answer is le sublîme Make this go on forever de Snow Patrol

(2) L'autre requête des moteurs de recherche, qui revient souvent et amène pas mal de visiteurs sur ce site, démontre une curiosité pointue, à chaque formation d'un gouvernement Fillon-Sarkozy, pour les photos de Nathalie Kosciusko-Morizet, enceinte, publiée dans Paris Match, il y a deux ans. Un mouvement d'autant plus étrange, qu'aucune photographie de cette séance n'est disponible en ces lieux ou ces voisins frontaliers.

mercredi 6 juin 2007

Ten Feet High ~Andrea Corr ( versions acoustiques officielles)




Mise à jour du 14 juin 2007: non contente d'avoir un site officiel, la miss a désormais une page youtube toute aussi authentique où sont consignées les interprétations à la guitare de Shame on You, Hello Boys,This is what it is all about, Ten Feet High, 24 Hours et Ideal World.


24 Hours, version CD, m'a rebutée pour les mêmes raisons que Shame on You mais en acoustique, elle passe agréablement et le texte me rappelle la critique de la célébrité, instituée dans Queen of Holywood (j'ai bien ri à la référence parishiltonienne). Autres paroles, qui sortent du lot, Ideal World, peinture de la vie quotidienne à la Humdrum. Les amateurs de balades se retrouveront dans le sacharineux à souhait, This is what it is all about.



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There's still hope ! Cela ne m'était pas arrivé depuis de très longs mois (merci à ce best-of inutile et à cette version masacrée de When the Stars Go Blue , qui m'a donné l'espace d'un instant l'envie de rebaptiser ce blog Make This Go On Forever) mais ma petite âme corséènne est rassérénée. Avec une guitare acoustique et le fidèle Anto Drennan à la barre, Andrea ne peut pas provoquer de catastrophe musicale.

J'apprécie bien ce petit Ten Feet High, pas révolutionnaire mais une balade un brin douce-amère très simple rhytmée en sourdine. Je regrette un peu qu'on soit, comme souvent avec la demoiselle, dans le registre des sentiments mais le niveau d'écriture monte sans rougir à l'honnêté dépouillée voire biographique de Hurt Before , bref on évite l'Irresistible bis ! Oufffff ^___^

Andrea explore des registres de voix, qu'elle laissait traditionnellement de côté même si ce vérifie le fait que les aigus ne sont pas ces amis. Elle peine un peu la pauvre, aïe les cordes vocales!. Reste à savoir quelle tête aura la version studio, surprise, qui pourrait prétexte à quelques frissons d'épouvante.^^;;

ps : désolée de cette entrée quelque peu musicalement redondantes avec les précédentes (oups trois posts de suite sur les Corrs, grosse poussée de fièvre^^;;)mais jusqu'au 19 juin, je vais être aussi préssée et en retard que le lapin d'Alice et je ne peux pas passer autant de temps que je le souhaiterais -voire même pas du tout- sur ce blog.

samedi 26 mai 2007

Andrea Corr ~ Shame On You



Aussitôt évoqué, aussitôt filmé et mis en ligne... Après des mois d'actualité morne et de rumeurs, le front corséen s'anime, sa flamme sacrée cette fois alimentée par l'album en solitaire d'Andrea, Ten Feet High (sortie fin juin).

Et franchement ce que je craignais s'est réalisé, la miss n'en a fait qu'à sa tête et nous offre des chansons légères et très pop [Hugh Grant n'aurait rien renié, lui qui commit cinématographiquement, Pop Goes My Heart, hillarant dans le même registre que Christmas is all around de Love Actually] . Ca se veut branchouille, mais l'oreille a l'impréssion de revenir aux bonnes vieilles expériences musicales des années 90. D'autant plus dommage que des trois chansons* (sur douze) qui ont attéri sur le net, Shame On You, gâchée par ce glaçage "dance", donnait lieu à des paroles un peu plus sérieuses et engagées que d'habitude. Ce premier single est un hommage au livre anti-guerre de Sebastian Fox, Bird Song, dont l'action se situait pendant la guerre de 14-18.

Mais au moins ce qu'on peut reconnaître à miss Andrea, malgré sa chorégraphie un peu douteuse et faussement djeuns, c'est de ne pas manquer d'humour et de savoir plaisanter de soi ! comme le montre son interview pour Lycos.

A noter, un clip alternatif utilisant la version album de Shame On You, réalisé par un fan polonais. 'Fin je me console avec les versions acoustiques :)

* Anybody There (aie, aie t'as oublié la mélodie Andrea!) et Hello Boys (celle-là, je l'aime plutôt, elle a un petit goût lointain de Dépèche Mode ^^)

Ps : écoutez et voyez Pop Goes My Heart, ça vaut vraiment le coup ;)

samedi 19 mai 2007

Genèse



When the Stars Go Blue - The Corrs et Bono(VH1, Live in Dublin)

Lorsque j'ai crée ce blog, son patronyme s'est imposé comme une évidence pour moi. WTSGB, cinq petites lettres qui selon la classification périodique corséenne symbolise cette collaboration passionnée de deux de mes groupes favoris, The Corrs et Bono de U2.

Au printemps 2002, de retour d'Antalya, j'avais eu le coup de foudre pour cette réunion de délicieux accents irlandais, au point même de choisir Andrea comme pseudonyme internet^^;;; et d'élever pendant longtemps cette chanson au rang d'hymne national. Que de frissons n'ont pas provoqué leur petit duel vocal final, le solo magistral de violon (hélas largement amputé sur l'album tiré de cette session), la mise en scène un brin extravagante de ces retrouvailles et ces paroles emplies de fidélité; facilement le pendant dans mon esprit des Regrets, tragiques mais beaux, de Mylène Farmer et Jean-Louis Murat.


A l'heure où ma fascination pour les Corrs s'est un peu émoussée pour cause de hiatus musical post baby-boom et des débuts à moitié convaincants d'Andrea, dont l'album solo est extrèmement déroutant; revenir à l'essentiel fait du bien à une petite âme en pleine crise de foi musicale...:-)

Et rien que pour le plaisir des yeux, un deuxième enregistrement de ce duo, trois ans après l'original au moment du Live 8 d'Edimbourg, remarquez comme la dramaturgie n'a pas changé.... Ahh y'a pas à dire M'sieur Bono, quel charmeur!



Les curieux pourront également se reporter à la seconde apparition de Bono sur ce VH1, live in Dublin, encore une reprise péchée ici du côté de Nancy Sinatra avec Summer Wine.

mardi 8 mai 2007

Impressions d'une campagne vue de la maison

Mur dédié à Nicolas Sarkozy (on n'apperçoit plus que le bas des affiches, le reste a été consencieusement décollé) puis à Ségolène Royal, qui en voit de toutes les coulers dans le 12ème arrondissement de Paris.

Contrairement à Marie, dont je vous recommande les excellentes dernières entrées issues de son reportage place de la Concorde, je n'ai pas eu l'occasion de suivre la campagne à la loupe et en direct (les entrepreneurs exigent d'autres soins). Cependant, la présidentielle cru 2007 fut l'occasion d'une expérience collective dès plus plaisantes et attentives.

Voici quelques souvenirs glânés de ci et de là.

Tous les grands rendez-vous de cette élection (1er tour, 2nd tour et débat) donnèrent lieu à des soirées fort animées. L'une des plus mémorables fut celle qui précéda le premier tour puisque toute la maisonnée passa sous le grill du test "Pour qui votez-vous?" de France-Soir (concocté entre autre par Marie!), un véritable interrogatoire d'une quarantaine de questions et de longue haleine car y répondre et vérifier les résultats prend bien une bonne heure et demi (surtout quand on teste simultanément plus de quatre personnes)... Au final une fine analyse que n'aurait pas renier Freud avec des indécis qui se retrouvaient avec plusieurs égalités et un vainqueur d'une courte tête ou des combinaisons étonnantes entre une famille politique dominante et un ascendant contradictoire sans compter un testeur qui a découvert un "ça électoral" bien différent de son surmoi de votant ! Mention spéciale à la sondée, qui refusa de répondre à certains points car aucune des réponses ne lui convenait et qui exigea d'autres dispositions totalement absentes des programmes existant, ce qui a sérieusement compliqué la séance de tests!
Difficile de faire ses comptes !

Peu décidés à s'arrêter en si bon chemin et alléchés par l'idée de rentrer dans un pari résultats du premier tour, l'ultime heure du vendredi 20 avril fut consacrée à un autre casse-tête :pronostiquer (une science délicate!) les scores des 12 candidats et l'ordre d'arrivée des quatre premiers et à les redresser de manière assez aléatoires. Mais en dépit d'une prise de tête de deux heures (à un moment nos totaux ne montaient pas à cent ^^;;;), au final nos efforts furent récompensés de 30euros...

Camions diffuseurs stationnés près de la rue de Boétie, siège de l'UMP lors du premier tour.

Camion-plateau rue de la Boétie.

Camions en double file à l'approche de la rue de Solférino, siège du PS.

Feuille de "bons et mauvais points" attribués lors du débat d'entre deux tours d'après une idée de ma mère. Du fait de sa pugnacité, S. Royal récolta plus de bons et mauvais point que son concurrent pour aboutirà un+6,5 contre un +4 à Nicolas Sarkozy. Cependant, nous étions un peu dubitatifs sur l'influence finale du débat, une fois dépassé sa nature animée, échange d'estocades rhétoriques. Et si sur le coup je donnai l'avantage à la candidate socialiste, le lendemain au réveil, j'étais de l'avis opposé. A noter que PPDA et Arlette Chabot héritent d'une petite colonne, eux aussi, à chaque fois qu'ils essayèrent bravement d'intervenir.



A défaut d'être place de la Concorde, la soirée du second tour fut vécu à plusieurs et les deux bords furent représentés. Si à 20h nous étions fiévreusement devant la télé zappant entre les Guignols forts en verve et TF1/France2, résumant les dernier paris (et oui, cette fois il fallait aller dans les décimales), le suspens n'existait plus vraiment -d'où l'ambiance placide- puisque les sites belges et suisses furent avidement consultés au préalable et prédisaient un 53/47, qui fut confirmé. Et c'est étrange d'aller voter, en l'occurence assez tard à quelques minutes de la fermeture des bureaux de province, en sachant que la voix que l'on jette dans l'urne ne changera rien, à priori.

Lorsqu'une vieille connaissance, Olivier Duhamel, ancien prof' de droit constitutionnel, apparaît sur l'écran de LCI, la larme vient à l'oeil surtout lorsqu'on retrouve les accents villipendeurs du césarisme et autre napoléonisme!, de ses bouqins, bibles de chevet pré-exams.
Quelques stigmates des débordements ayant eu lieu, place de la Bastille, lundi 7 mai sur le chemin du 17ème arrondissement. .



En attendant les législatives...



jeudi 26 avril 2007

Off subject : lorsque le play-back se fait divin (et pour une bonne cause!)

Comme le récit asiatique s'annonce de longue haleine, peut-être faut il s'autoriser de temps en temps un peu de variété surtout quand celle-ci est délicieuse.

Que se passe-t-il quand des stars du petit et grand écrans, des comiques ou des sportifs acclamés se réunissent pour une bonne cause -en l'occurence aider des enfants souffrant de pauvreté aux Etats-Unis et en Afrique-?

Et bien les Bee Gees revisités comme vous ne les aviez jamais vus!



Participaient à cette vidéo qui a été diffusée au cours de la spéciale charité d'American Idol (la Nouvelle Star originelle version US qui établit des records d'audience sur Fox), qui a récolté plus de trente millions de dollars: Gwyneth Paltrow, Keira Knightley, Sarah Michelle Gellar (Buffy, yay!), Hugh Grant qui n'arien perdu de ses dons de danseurs démontrés dans Love actually et le Come Back, Teri Hatcher, Kevin Bacon, Hugh Laurie (l'admirable, l'insupportable, le formidable, le talentueux Dr House -excusez-moi du peu mais je suis toujours sous le choc de Three Stories, l'avant dernier épisode de la saison 1, Colin Firth a un sérieux concurrent!-), Dr. Phil, Ryan Seacrest (le présentateur d'American Idol), Helen Mirren (The Queen!), Marc Anthony, Blue Man Group, Chris Kattan, Lisa Kudrow (Friends,yay!), Jason Biggs, Eric McCormack, Goldie Hawn, Michael Buble, Good Charlotte, Kirstie Alley, Rob Lowe, Emily Blunt, Rob Schneider, David Schwimmer (Friends,yay!), , Miss Piggy (meilleure invité!), Twiggy, Parminder Nagra (Urgences, Joue la comme Beckam), Lebron James, Shaquille O’Neal, Gillian Anderson (X-Files yay et dire que le deuxième film est enfin en route ^____^) and Helena Bonham Carter!

Chapeau bas à Piggy charmante et séduisante en diable, aux retrouvailles friendslesque de Kurdrow et Schwimmer hilarantes, au regard pénétrant de la future Bellatrix Lestrange et aux deux Hugh (Laurie et Grant) qui m'ont pratiquement fait tomber de ma chaise !
Le clip et bien d'autres sont téléchargeables sur Itunes, les recettes complèteront les 30 millions de dollards de la nuit passée dont l'autre moment fort fut un duo posthume entre Céline Dion et le King Presley himself !

dimanche 1 avril 2007

C'est un roc, c'est un pic, non c'est Cyrano de Bergerac...

J'profite de la cérémonie des Molières, qui a lieu ce soir, pour rattrapper quelques entrées théâtrales, d'autant plus qu'ici il me faut parler du favori : Cyrano de Bergerac, analysé par Denis Podalydès sur les planches de la Comédie Française, excusez du peu !

Pourtant ma réaction originelle fut de traîner les pieds, la faute à de gros à priori (merci à mon conseiller théâtral de m'avoir mis le pied à l'étrier avec tant de conviction!). Etrangement, je ne suis pas une grande fanatique de l'oeuvre d'Edmond Rostand, très bien écrite mais qui ne m'a pas piqué au coeur même si comme beaucoup de collégiens, j'ai appris avec application amusée la tirade du nez. En outre, le film, qui a définitivement transporté au nirvana le nez de Depardieu, m'avait plutôt effrayé (au même titre que Tous les Matins du Monde et le Hussard sur le Toit); j'avais du mal à croire qu'un acteur pourrait faire oublier sa performance.
Des préjugés balayés lorsque le Gascond est entré sur scène sous les traits de Michel Vuillermoz. Non seulement, il a un tarin, qui aurait pu rendre envieuse Cléopâtre, elle-même, mais surtout il déploie un enthousiasme sidérant : prêt à un duel pour un vers mal déclamé, meneur d'hommes indiscutable comme discoureur éloquent, émouvant dans sa passion inébranlable pour Roxanne, il danse sur scène, virevolte et donne vie à des pans de la littérature française avec un naturel déconcertant (dans l'Avare, Bouquet plaidait la folie de Harpagon).
Au départ, le spectateur est désarçonné par tant de vivacité surtout que la mise en scène inaugure le 1er acte de manière brouillon et fantaisiste, assez pour que je me sois crue un instant au cinéma et dans la mauvaise salle !
Alors que la représentation de La Clorise, pièce de théâtre qui ouvre Cyrano de Bergerac, est souvent passée par perte et trépas, Podalydès la magnifie par une double mise en abîme, qui célèbre le théâtre comme la Comédie française. Sur un écran, on apperçoit les sociétaires les plus distingués passés et présents comme Jean-Claude Druot et Geneviève Casil. La caméra se détourne de temps en temps pour suivre les récation d'un public imaginaire ou le malheureux acteur principal dénué de tout talent tandis que la scène est encombrée d'échaffaudage, d'une loge, de rideaux rouges et d'une scène sur laquelle Cyrano surgit, bondissant, interrompant la malotru et faisant la preuve de son éloquence.
Mise à part cette fantaisie, un peu étrange et anachronique, Podalydès est dans une forme éblouissante et s'appuie avec élégance sur la débauche de moyens du Français, qui n'a pas lésiné pour cette première reprise de la pièce en 30 ans. La cuisine de Ragueneau semble sortie des Temps Modernes de Chaplin, en trappe et rails où l'on se bat à coup de poulet plumé. Les étagères où reposent les casseroles rutilantes descendent du ciel. le fameux balcon de Roxane devient pretexte à une nuit onirique où la belle virevolte dans le ciel en écoutant le pâle Christian. Le moment d'éblouissement est laissé au 4ème acte, lorsque les hommes de Cyrano, dont le malheureux Christian devenu mari, éphémère, de Roxanne, sont au front. Toutes les époques se bousculent alors: dans le texte la guerre de trente ans, dans les costumes et les blés teintés de coquelicots, la première guerre mondiale (ah l'intéréssante combinaison d'aviatrice de Roxanne!) et sur scène, ces naufragés de la violence se serrent les coudent sur une tranché, copie du radeau de la méduse...même pourvu d'un petit casier à homard !
Et devant tant de souffle, j'en étais déçue de voir arriver aussi vite le dernier acte d'une pièce, qui m'a fait redécouvrir le roman, surtout le personnage de Roxanne. Dans mon esprit, elle demeurait assez naïve et infantile mais à la Comédie Française, je l'ai découverte précieuse quasiment ridicule (cela saute aux yeux dans la scène du salon), aimant plus la grande passion que les hommes qui la lui portent. Christian ne lui plaît que parce que sous la plume et le verbe de Cyrano, il est un beau parleur flamboyant. Et lorsque celui-ci se lasse de cet éblouissement rhétorique pour tomber vraiment amoureu de la belle et de ses qualités et non plus de leur amour courtois de pacotille et surjoué, elle le repousse... Balancant dans les airs, on découvre ainsi une petite fée clochette capricieuse, un brin superficielle, enfoncant en totale ignorance des dagues dans le coeur du bien brave Cyrano auquel je ne souhaite ce soir que de ramener plein de petits Molières, bien mérités!
Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand
Mise en scène : Denis Podalydès, avec Michel Vuillermoz, Eric Ruf, Françoise Gillard ...
Comédie-Française, salle RichelieuPlace Colette - Paris 1erM° Palais-Royal
(cette entrée sera ensuite antidatée au 1er avril date de la sortie en question!)