Stars go blue
Les murmures errant d'un esprit quand les étoiles virent au bleu...
vendredi 24 février 2012
Lethé flows in London
Londres fin janvier 2012
Laisser la Tamise emporter les mots obscurs et l'attente et fermer les yeux
mardi 21 février 2012
Le jour où j'ai croisé Angie et Brad
Le destin s'est montré assez miséricordieux pour mon anniversaire. Non, non Colin Firth n'est pas encore venu s'attabler à Lili et Marcel mais ce n'en fut pas loin... Pour me consoler de l'occasion manquée de La Taupe, le MK2, qui multiplie les coups d'éclats (M. Laurent, M. Fassbender), a offert à ses riverains Angelina Jolie et Brad Pitt sur un plateau d'argent.
Certes je ne l'aurais jamais su si je n'avait décidé de profiter de ma journée de liberté pour me plonger dans le solide Millenium de Fincher. En effet, pénétrant dans le MK2, je vois des balles de tapis rouge en train d'être posées au sol et des électriciens s'affairer autour d'une estrade entourée de panneaux marqués "Au pays du sang et du miel", la première réalisation d'Angelina Jolie. Sachant que la miss est avec Brad Pitt en train de présenter son œuvre à Berlin, mon intérêt est piqué... Se pourrait-il que l'actrice en profite pour faire un crochet à Paris? Quelques questions plus loin, j'ai une réponse affirmative. Elle sera présente avec l'équipe bosniaque du drame [qui se déroule pendant la guerre en ex-Yougoslavie].
Ni une ni deux , ma décision est prise. Pour une fois qu'une star de gros calibre passe dans les parages et que je le sais, hors de question de ne pas être de la soirée. Millenium avalé, l'appareil photo rechargé, me voilà qui reprend le chemin du MK2 sans trop d'attentes. Vu l'heure tardive, il est douteux que je trouve un bon emplacement pour me poster.
Soupçon confirmé une fois arrivée sur place, le mur des escabeaux des photographes d'agence est impénétrable. Une petite ouverture reste près d la barrière filtrant les invités. Si je me penche entre les épaules de mes voisins, je dispose d'une fenêtre de 10 cm pour zoomer le tapis rouge. Mieux que rien. Le dos calé contre une borne, le temps s'égrène dans la bonne humeur. Placides, les agents chargés de contenir le public émoustillé s'exécutent dans le calme et le sourire et assurent aux fans les plus frémissants qu'une fois la barrière refermée, ils pourront se rapprocher un peu plus près du firmament.
Quelques célébrités BB+ (que les photographes acclament mais qui plongent l'assistance dans l'expectative "C'est qui ceux là?") commencent à remonter le tapis rouge et donnent aux paparazzis de quoi régler leur appareil. la scène devient très cocasse comme l'ancien ministre Philippe Douste-Blazy est mitraillé et alpagué comme une vedette par les photographes contents de trouver un modèle intéressant. S'ensuivent Anne Parillaud (qui semble avoir vieilli d'un coup), Karine Silla ou encore le réalisateur Eli Chiraqui... Le public trépigne quand une clameur retenti de l'extérieur. On perçoit le crépitement des flashs des photographes postés sur le trottoir. Un signe certain que l'instant X ne va pas tarder à se produire.
Dès qu'Angelina et Brad pose le pied dans l'enceinte du MK2, hurlements et cris suraigus de fans retentissent (exactement ce que l'on s'imagine avoir été un concert des Beatles). Devant sa télé on se dit que ça fait cliché mais en vrai c'est exactement ça. A la cacophonie de "A droite", "A gauche", "Kiss Angelina", "Brad ici", côté journalistes, se mêle les cris désespérés de "Braaaaaaaaaaaaaaaad" de la plèbe (qui elle n'est pas en mission ou au travail). Évidemment dans le même temps le mouvement de foule tant redouté vers les barrières se produit. Des impatients poussent dans le dos dans l'espoir de glisser sous la plume de Brad et Angie les photos à dédicacer (franchement ils auraient pu demander, j'aurais aidé au lieu de me rentrer dedans).
Un peu paniquée, je m'accroche à mon téléphone pour filmer la scène (on est multimédia ou on ne l'est pas) et je constate avec ravissement que je suis à moins de 90 cm de Brad et d'Angie. Lui a le cheveu un peu long et gras et des lunettes bien trop grosse, elle est bien plus jolie que sur les photos. De profil son visage est plutôt doux et souriant et les lèvres pulpeuses et les traits anguleux se font plus discrets. Difficile aussi de ne pas être distraite par l'énorme rose grise un brin hideuse qui orne sa robe (choix audacieux auquel j'ai du mal à souscrire). Brad et Angie se montrent beaux joueurs, s'attardent deux-trois minutes pour apposer leurs paraphes avant de prendre la pose pour le mur hurlant et flashant. Et puis sans traîner, le duo se hisse sur l'escalator et dit adieu à la populace. Je suis tellement dans les nuages que je ne pense même pas à essayer de me battre pour hisser un papier au devant des barrières, les photos suffiront.
Survient alors un instant qui m'a un peu serré le cœur. Brad et Angie happés par l'escalator, la moitié des photographes plient bagage en maugréant le peu de gros plans utilisables glanés. Certains parlent de faire le pied de grue devant la BMW qui va remmener les stars vers leur hôtel dans 45 minutes, d'autres n'ont aucune envie de perdre 30 minutes sous la pluie pour des clichés hors tapis rouge. Or pendant que ces messieurs rangent leur matériel défilent sur le taîs rouge mles acteurs bosniaques du film dont tout le monde se contrefiche mais qui essaient vaillamment de sourire. PPDA sorti de nulle part clôt la marche et sur ce je bats moi aussi en retraite, fière comme un paon d'avoir pu contempler ce spectacle people au premier plan ! Vivement al prochaine soirée VIP du MK2 (s'vous plaît, invitez Colin ou Michael !)
PS : j'essaie de me familiariser avec les diaporamas made in Picasa, dîtes moi si j'ai réussi à le faire apparaître... Je ne suis pas trop sûre de mon coup.
PPS : la bande-annonce du "Pays du sang et du miel" a plutôt réussi à me tenter.
Talk on corners :
Old Town,
Queen of Hollywood
vendredi 20 janvier 2012
Parce qu'il n'y a pas que M. Darcy dans la vie...
Certes, cette affirmation venant de ma part n'est pas très crédible mais j'ai découvert avec huit ans de retard une énième merveilleuse adaptation de la BBC des classiques de la littérature britannique. Si j'avais beaucoup apprécié Toby Stevens en Rochester (Jane Eyre), il n'avait pas vraiment fait frissonner le piédestal sur lequel est installé Colin Firth depuis 1998. Alors que je pensais ce trône incontestable, Richard Armitage (encore peu connu mais ça devrait changer après son rôle de maître des nains dans The Hobbit où il est méconnaissable d'ailleurs) m'a prouvé le contraire dans la minisérie de 4 épisodes Nord et Sud (rien à voir avec la série sur la guerre de Sécession avec Patrick Swayze).
Ce Nord et Sud là est tiré du roman feuilletonant d'Elizabeth Gaskell, une amie des soeurs Brontë et se déroule dans l'Angleterre de la Révolution industrielle et de ses filatures de coton. Il conte les tribulations et la mésentente entre Margaret Hale, une fille de pasteur cultivée et venant du sud de l'Angleterre agricole et champêtre, et John Thornton, manufacturier semble-t-il impittoyable avec ses pauvres ouvriers et un peu rustre. Margaret étant une idéaliste qui se lie d'amitié avec la fille du leader syndical, ses échanges avec John Thornton à la Elizabeth et Darcy ne peuvent que mal se passer...
***ATTENTION SPOILERS DANS LA VIDEO SI VOUS AVIEZ DES DOUTES SUR LA FIN ***
***ATTENTION SPOILERS DANS LA VIDEO SI VOUS AVIEZ DES DOUTES SUR LA FIN ***
***FIN DES SPOILERS***
D'ailleurs Nord et Sud et Orgueil et Préjugés ont une structure assez comparable et des héros antagonistes et un beau beau ténébreux. Elizabeth Gaskell a eu une plume moins sacarstique que Jane Austen mais ses réflexions sont en revanche plus politique et ses protagonistes refoulent beaucoup moins leurs passions comme le montre avec maestria et imprévu la scène de rupture de la grève, véritable ballet à l'écran.
Pour l'avoir commencé le livre semble avoir la même parti pris que le téléfilm. il maltraite un peu son héroîne : Margaret est jeune et immature et c'est parfois difficile d'avoir autant de sympathie pour elle qu’Elizabeth Bennet. Difficile de la comprendre parfois dans son indignation. Bref si vous aimez les costumes drama de la BBC, je vous recommande Nord et Sud les yeux fermés. Je suis bien d'accord aux internautes qui ont élu en 2004 John Thornton (porté par la sublime voix de Richard Armitage) meilleur héros romantique, coiffant au poteau M. Darcy (blasphème!). D'une part Thornton a une de plus jolies redingote et cravate, d'autre part il a un tempérament emporté à la Heathcliff et est donc moins gentleman et parfait que Fitzwilliam Darcy.
Ps : consacrer deux postes à la suite à M.Darcy/Colin Firth dans la même soirée... X Fait !
PPS : Pour le plaisir des oreilles, le beau thème de la série (du même compositeur que Raison et Sentiments)
Le week-end où j'ai encore raté Colin Firth (de passage à Paris)
Ô rage, ô désespoir, ô destin qui s'acharne !. Après l'avant-première de Bridget Jones, désertée pour cause de 11 septembre, les couloirs de la commission européenne, le raté de Deauville mamma miesque, j'apprends sur le twitter de Mme Colin Firth qu'une avant-première confidentielle de La Taupe a lieu ce week-end. Colin et Livia Firth sont arrivés hier à Roissy (merci les paparazzis) et ce soir Grand Journal pour Colin et Gary Oldman ! Mais malgré tous mes efforts sur Google, impossible de trouver le moindre renseignement concernant le lieu et la date de la projection organisée par Studio Canal. Avec ma chance, je découvrirai demain que cela a eu lieu en bas d chez moi au MK2 bibliothèque ! Dans ce cas là, on se consolera avec la pensée émue que j'ai, à défaut d'avoir rencontré M. Darcy, failli écraser les pieds de Michael Fassbender qui clopinait dehors après la première de Shame.
Crédits : Olivia de Graef - 22 novembre Paris
Espérons que Colin revienne en France, surtout s'il est effectivement, comme le murmurent les rumeurs, partie prenante du remake anglo-saxon d'Intouchables.
Edit : heureusement on a évité le Mk2gate, ce fut l'UGC Normandie. Pour la peine voilà un petit souvenir de cette soirée
Edit : heureusement on a évité le Mk2gate, ce fut l'UGC Normandie. Pour la peine voilà un petit souvenir de cette soirée
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mardi 3 janvier 2012
Chroniques 2012 de mes soirées au MK2
Avant d'oublier vu que je ne prends plus de notes, en vrac les films comtemplés en cette nouvelle année.
1)A dangerous method 3,5/5. Le double effet Fassbender et revoir sur grnd écran une pièce vu sur les planches. Comme je le subodorai en voyant la bande-annonce, ce sont deux vues différentes d'une même trame (Paroles et Guérison - The talking cure. Je voulais aimer ce Cronenberg ( que je pratique pas plus que ça shame on me) mais les premières critiques tièdes issues des projections à Venise m'avait fait craindre le pire. Et au final, j'ai été agréablement surprise. A cause des gros plans, jouer la folie au 7e art est une gageure, et cela fait comme je le pensais ressortir tous les tics de Keira Knightley qui en devient vraiment insupportable. Cette déperdition permet au duo Freud/Jung alias Viggo/Michael de faire de leur relation mentor/émancipation/trahison le moteur du film en reléguant la passion de Jung pour sa patiente au second plan.
Tout alors se joue comme la psychanalyse en suppression du ça émotif et sur la surface on a parfois l'impression d'être dans un cours magistral d'histoire de la psycho. Ce serait dommage car je crois que la beauté du film demeure dans le duel moucheté maître/élève et la menace de plus en plus tangible d'une Europe au bord de l'implosion et la lointaine menace du totalitarisme, qui confère au film une dimension zweigienne (également présente quand Jung cède à ses sentiments pour Spielerein, rien de romanesque, cela reste cru) qui ne peut que me ravir. Je concoure, Fassbender s'oublie dans n'importe quel rôle et maintenant que Colin Firth et Jean Dujardin ont leur Oscar, c'est son tour !
2)Edgar 2/5. Exemple du film historique à personnage réel survendu. Même diagnostic que pour la dame de fer, un belle performance d'acteur ne rachète pas un abus de flash back fatiguant. Triste car il y a avait quelques scènes sublîme comme la dispute entre Hoover et Clyde et la tentative de séduction ratée de Naomi Watts, à qui on ne donne aucune chance d'humaniser son personnage. L'absence de nomination aux Oscars malgré l'envergure de DiCaprio était méritée.
3)The Descendants 3,5/5. C'est lancinant comma le vie dans une île des Caraïbes mais même si le film prend son temps pour aborder les sujets qui compte (la perte du mère, le sens de l'héritage et la course à l'amant), impossible de rester de marbre et cynique devant le désarroi de Clooney et Shailene Woodley, qui en l'espace d'une scène de plongeon dans la piscine symbolise tout le film.
4) Millénium 3,5/5. Vu juste par curiosité pour comparer avec la version suédoise. Celle de Fincher est plus tonique menaçante que la version originale mais j'accroche moins sur Rooney Mara en Lisbeth, trop normale et sociable pour moi, et la fin un peu modifiée. Mention spécial au chat recueilli par le héros, parfait !
5)Sherlock Holmes, 3,5/5. Aussi délicieux que le premier, avec en prime un face à face Holmes Moriarty. Beaucoup de mal à suivre les scènes de bataille tout va trop vite, cette aventure m'a donné le tournis mais heureusement qu'il y a le mariage de Watson, la jalousie de Holmes et Mycroft.
6)La Taupe, 4/5. L’œuvre d'espionnage, l'adaptation condensée parfaite. Gary Oldman fait un peu comme Dujardin, il reste silencieux longtemps et en devient un homme de l'ombre parmi les hommes de l'ombre Benedict montre qu'il est excellent même quand il ne joue pas à Sherlock. C'est un film où il ne faut pas cligner des yeux à moins de risquer de rater un détail essentiel comme cette hymne russe repris avec beaucoup d'enthousiasme, cette fête de fin d'année qui porte en germe le révélations finales et qui se distille au compte-goutte (exemle d'une bonne utilisation des flash back) ou cette rupture qu'on ne peut expliquer car il ne faut laisser aucune trace derrière, ou cette exécution qui hésite entre vengeance et dépit amoureux. Colin Firth est relégué au second plan, même pas dix minutes de présence à l'écran.
7)La Dame de fer 1,5/5. Meryl Street flamboyante pour un scénario tocard embourbé dans les flash-backs et qui disserte plus sur Alzheimer que sur la personnalité et le bilan de Thatcher. Si on voulait faire une étude sur la démence sénile, il suffisait juste de choisir Meryl mais pas la peine de lui demander d'endosser la personnalité d'un des chefs d'Etat les plus mémorables de l'époque contemporaine. Dommage que l'Academie des Oscars ait eut envie de la récompenser pour ce film.
8)La délicatesse 2/5. Aussi pèle-mêle que le roman malgré le charme d'Audrey Tautou.
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