jeudi 22 juin 2006

Maroc (10) : retour à la Médina - épilogue

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Notre gentil chauffeur de car -véhicule un peu décati de l'extérieur où la portière manque de vous transpercer le bas avec des bouts de taule mais à l'intérieur, définitivement une ambiance de joyeuses colonies de vacances- et Michel sur l'ultime trajet du Riad à l'hôtel.


La conférence derrière nous, nos dernières heures marocaines étaient à nouveau les nôtres et nous étions bien décidés à en profiter après tant de travail studieux. Unanimement, nous avons choisi de retourner sur les lieux de notre première excursion, la Médina. Mais cette fois, nous l'attaquâmes par la rue des Consuls. La rue commerçante chic du souk où se rassemble l'industrie noble du cuir avec les cordonniers et les tanneurs ainsi que les potiers.


En effet, Jean V. et Laurent van den W. arrivés seulement lundi n'avait pas eu le temps de dénicher le souvenir qui plairait à la famille restée en France. Effectivement, cette artère, avec ses grandes boutiques et pas seulement des échoppes suggère l'opulence, beaucoup plus large et moins défoncée que celle arpentée le samedi. Cependant, la médina est le meilleur endroit de Rabat pour jouer au petit bolide avec son déambulateur, sinon gare en ville aux trotoirs non abaissés et aux feux rouges inexistants!


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La halle aux chaussures, version marocaine :)


Sous la halle couverte, quadrillée de lampes suspendues, ce qui frappe c'est le kaléidoscope de couleurs. Vertes, roses, bleues pâle, turquoises, jaune, ocres, rouges, rouges rubis, vertes émeraude, marrons, noires ou blanches, pailletés, tressées, à pompons; des grappes de babouches comme s'il en pleuvait! J'ai beaucoup regretté de ne pas être certaine de la pointure de Bethsabée car il y avait des vraies chaussures de Dorothée du magicien d'Oz!


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Michel en pleine séance d'essayage


Laurent ayant trouvé les remplaçantes de ses charentaises, Jean une chemise rouge sanguin (là aussi tout aussi magnifique!) mesurée sur mes épaules, Michel un manteau pour compléter sa collection de pelisses orientales (qui compte quelques pièces afghanes de choix fort jolies...), ma mère a, elle aussi, voulu enrichir sa sélection de plats du monde entier. Seulement, elle est très difficile à séduire et malgré tout l'arc en ciel de coloris,aucun motif ni format ne lui parut adéquate pour meubler notre cuisine. Cette recherche méticuleuse nous amena inopinément dans l'impasse des tanneurs, qui très gentiment nous laissèrent admiré leurs selles de chameau (la pourpre était mémorable), leurs canapés et coussins si ferme ainsi que leurs chef-d'oeuvres passementerie (des pompons de 5kg pour décrire approximativement...).


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*



Le soir enveloppant la médina, nous nous sommes inquiétés de notre dîner et c'est cette fois sans le vouloir que nous sommes retournés dans un autre restaurant digne des "mille et une nuits", le Zirnab du nom de celui qui inventa, selon lalégende, le luth. Un dernier repas inatendu puisque cette fois point d'agonie sur le menu, le soir c'est plat unique.


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En entrée un délicieux Mezze (souvenirs émus de blogging collectif ^^) avec salade de concombres et tomates, humus, purée de citrouilles et d'aubergines, petits nems au poulet genre pastilla. Alors évidement lorsque le tajine aux figues débarqua, nous l'avons plus mangé par gourmandise que par appétit, poussant même la coquetterie jusqu'à se reservir... Quelle ne fut pas notre effroi quand au lieu de nous débarrasser, les serveurs nous réequippent de couverts propres et annoncent la venue du couscous! Ecoutant pour une fois notre raison, le regret dans l'âme, nous les avons supplié de nous faire passer directement au dessert...une pastilla crémeuse, mais... légère, unbelievable isn't it ?^^ Ceci dit, le péché d'orgueil ne s'est étendu aux plateaux de pâtisseries, qui finira cette fois intouché.^^;


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Nous avions supplié Michel de revêtir son manteau de Seigneur du désert à la Lawrence d'Arabie. Alors qu'il se débattait avec les pans de sa cape avec l'aide de la serveuse, un de ses collègues, grand sourire aux lèvres et complot en tête s'est approché discrètement pour lui poser son keffieh sur sa tête. Couronné prince, Michel fut!*Photobucket - Video and Image Hosting
Remarquez le petit chat qui s'est glissé sur la photo*, il y a énormément dans les ruelles de la Médina et tristement de nombreux chatons malingres.

Heureusement que nous sommes revenus à pieds, histoire de faire un petit peu d'exercice.


Et c'est sur ces derniers mots gastronomiques que j'appose mon point final à cette longue saga. Je remercie chaleureusement ceux qui l'ont suivie et appréciée malgré l'ortographe et la syntaxe maltraitées et ses trop longues phrases. Pour les autres muets, qui en avaient des migraines rien qu'à voir ce long tunnel de mots, l'heure de la délivrance pour vous comme pour moi est venu.

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Merci!*
Si jamais quelques uns sont intéréssés par les clichés accomplis en Tchéquie et Belgique (ça date), tell me. Il est possible que je reproduise dans les mois concernés le principe du carnet de voyage photographique à défaut des commentaires (je ne me sens pas la force de fouiller ma RAM^^).

*clichés (c) Jean-Luc Vernet

1 commentaire:

Albireo a dit…

Le temps est venu de poster un petit message de félicitations, même si ce dernier risque de ne pas se voir, caché derrière la première page comme tu l'étais derrière ton micro et tes fleurs. :-p Tu ne devrais pas manquer ces occasions de t'habituer à la gloire, peut-être arrivera-t-elle très vite. ;-)

Bravo pour ce superbe compte-rendu, enrichissant pour les yeux, l'esprit et le cœur. Question photos, j'ai un faible pour la Médina de nuit, surtout que ce ne devait pas être un cliché évident (point de vue lumière). Très symbolique, avec ces hauts murs qui renforce l'étroitesse du passage, l'alcôve à mi-chemin, qui dévie légèrement. Cela fait très couloir de labyrinthe, éclairé d'une lumière inconnue qui paraît presque flotter au milieu de nulle part, créant un dégradé dont le côté sombre, paradoxalement, se situe près de nous, en témoigne la porte plongée dans le noir et procurant comme un parfum de mystère…

Plus légèrement, le chat en contemplation devant le boucher me fait sourire à chaque fois. ;)

Le ton humoristique est savoureux : Mention spéciale aux réceptions de l'ambassadeur, mais les diférents supplices (?) culinaires ne sont pas mal non plus, j'aimerais souffrir comme ça plus souvent ! Tu alternes avec brio légèreté et sérieux, avec des ces descriptions fascinantes, visuellement et culturellement, de la Chella et de la Kasbah.

Heureux que tu te sois finalement contredite (cf la parenthèse du premier titre). Je ne peux que t'encourager à poursuivre l'aventure du côté de la Belgique te de la Tchéquie. D'ailleurs, comme Marie, je reste perplexe devant la mémoire que tu possèdes… C'est limite complexant pour les autres. ;)

Merci pour cette « invitation au voyage ».