vendredi 17 juin 2005

Un jour maudit

"That day, that day
I lay down beside myself
In this feeling of pain, sadness
Scared, small, climbing, crawling
Towards the light
And it's all I see
and I'm tired and I'm right
And I'm wrong..."
Natalie Imbruglia - That Day

Il y a des jours comme cela qui prenne l'allure de chemins de croix, le moindre caillou devient montagne et un rien vous fait ployer le genou à terre et tendre le cou à la lame de l'arbitraire et du fatalisme, la moindre respiration brûle les veines et ouvrir la bouche ne laisse couler que les sanglots à moitié étranglés et criés.
Jeudi fut la première manche de cette guerre des nerfs : une vingtaine de mails et autant de coups de fil pour accomplir mon destin erneinwein (soit deux papiers qui ne m'inspirent que trop peu sur Le metissage culturel et le rayonnement culturel de la France à l'étranger)... Résultats des courses: deux réponses positives...et une troisième parce que ma mère est pleine de ressources et pleines d'anciennes relations savantes (? et dire qu'à son âge, je ne connaîs personne!A ce prix là, Hub' a intérêt à devenir ministre et Jean le prochain Eric de Montgolfier).
Mais impossible de prendre des forces pour le lendmain et la reprise de la chasse au contact car un papier radio est demandé à l'accueil par le petit Patrick Cohen sur le sommet Européen et il faut attendre la chute du communiqué. Je me couche vers 1h30 pour me relever à 5h00. Grosse panique car pas vraiment d'inspiration pour faire semblant de m'être amusée à la rédiger et puis déjà l'heure de partir vers Sciences-Po...mais pas avant d'avoir reçu un énième mail de refus :-(
Arrivée sur place, un instant de clairvoyance, je n'ai pas cours au 117 boulevard St Germain mais au 27 rue St Guillaume et là je suis pris d'un grand hoquet et je me mets à pleurer comme une Madeleine àl'idée que je me suis trompée, que je suis seule et que personne ne peut m'aider à me rendre en Eugène Destahll et qu'en plus je ne pourrai pas passer mes coups de fil. Je me dérige machinalement vers la Newsroom (salle info) et là je m'écroule sur ma chaise et preque dans les bras d'Hélène avant qu'Adeline elle aussi éclate en sanglots suite à un mail particulièrement aggréssif et décide de rentrer chez elle sans plus tarder.
Dieu merci M. Adler a encore la bonne idée d'oublier qu'il doit nous donner un cours le vendredi alors je peux conduire interview et bacler papier Cohen mais là encore que de portes closes! et sans crier gare je me remets à pleurer de plus belle (c'est avoir les nerfs à vif ou pas et se sentir acculer à écrire un papier sans posseder la moindre idée) mais cette fois c'est Noémie qui souffre autant que moi d'Ernie qui me prend dans ses bras et Cécile me regarde déboussolée avant que Fabienne ne laisse couler quelques larmes sur ces joues à cause Patrick Cohen et que Cecile l'emmene prendre un café.
Deux heures plus tard et trois crises de larmes, je suis à moitié endormie en studio radio pour présenter mon papier et de lassitude,je file comme un TGV, Cohen me prend à part et me dit d'essayer de redire ce papieer par téléphone pour essayer de parler plus longtemps et d'aller dans le bureau du technicien pour moins stresser et de n'appeller que lorsque je me sens prête. Je monte au 2èmesans trop savoir ou pas si je dois rire ou pleurer de mon innéficacité face au micro... 30 minutes de reflexion, je décroche le combiné et cela se passe mieux...
Mais voilà le cours s'étire et se termine avec une demi-heure de retard et c'est autant de seconde de perdues pour prendre place à bord du taxi. arrivée en bas du 87, je m'entends répondre que monsieur ne peut m'aider à rentrer dans l'immeuble car la police pourrait dans ce court laps de temps lui enlever sa voiture. Je lui explique que sans aide, je ne peux descendre du véhicule... Il me dit que je suis très impertinente et impoli et qu'il n'a pas le temps de me ramener au 3ème étage... Pour la énième fois crise d'angoisse et de sanglots car je suis déjà des plus en retard pour un de mes entretiens (en plus avec AG Slama -_______-), le chauffeur ne bouge pas (ben voyons). Après appel d'urgence au gardien, c'est sa femme qui vient me chercher et me trouve les joues perlant de larmes, desespérée en général...
Quatre heures d'interviw plus tard non stop,me voilà ici en train d'attendre le someil qui m'apportera pour quelques moments l'oubli mais mon coeur n'est pas en paix. Dans mes pensées Micheline et Charles car Micheline est à l'hopîtal et j'ai un peu aggréssé Charles avant de comprendre ce qui se passait et puis 'Ry. Honey, you'll never disappoint me or anything , it is just that I hate the way l'Education Nationale works. It's just so unfair ç________ç et crétin but I won't dwelve here, it wouldn't help anyway. Sache que si tu étais à coté de moi, je te prendrai bien des mes bras comme Noémie l'a fait...
Now it's time to disappear.
Good Luck Hub' :-)

4 commentaires:

Albireo a dit…

Il semble qu'un mauvais sort ait été jeté sur ces derniers jours…

J'espère de tout mon cœur que les journées qui se profilent ne te verront plus verser tant et tant de larmes, que cette damnée atmosphère de pression et de tension se dissipera, au moins pour les jours qui viennent.

Dear, comme j'aimerais être près de toi en ce moment…

Maudit sort, maudite distance…

Elaurys Nathiel a dit…

Constance de nos p'tits coeurs...

Comme je te l'ai dit par sms hier au soir, juste avant que mon forfait ne me lâche définitivement et ne m'empêche d'écrire à notre J.B. mimi (jour maudit, dites-vous ? ^^), les vacances se profilent avec la fin juin ! Encore un peu de patience... Et voilà toujours un lot de courage et de baisers que je t'envoie d'ici là ! Puises-y à loisir :

Baisers-courage-baisers-courage-baisers-courage-baisers-courage-baisers-courage-baisers-courage-baisers-couage-baisers-courage-baisers-courage... :) !

Marie.

P.S. : Je viens de lire dans mon dictionnaire des prénoms que "Drew" est étymologiquement proche d'"Andrea" : si tu aimes, ça peut t'être un nouveau petit surnom héhé... ^___^

Andrea a dit…

'Ry I like this new nickname :-) tu m'apprends une jolie chose ^^ et je serai bien curieuse de découvriur les secrets derrière cette familairité d'étymologie...

Albi, you were keen on bestowing warm compliments yesterday, it's kinda embarassing ^^;;; but thank you even if you know I can't respond to them, my life is still too much of a battlefield to do that. I still need time to forget in order to forgive (the first person I have to forgive is myself)

Well you know distance does not really bother me when Sciences-Po is concerned (Sciences -Po is another world), I'm a distant person myself and sometimes I think it is better coz sollitude might help you to be at peace again. Car tout est un drame dés qu'on approche l'IEP ^^;;; conjugué à une immense fatigue et manque de motivation, ce n'est pas difficile de nous faire basculer du coté obscure des larmes et en même temps je crfois que l'on a aussi besoin de savoir que dans cette dernière ligne droite nous ne sommes pas seules et que ces souffrances sont collectives...

Oitsuki a dit…

Le travail que l’école de journalisme te demande est considérable et colossal... Et je crois que bien peu de monde pourrait faire ce que tu fais, endurer ce que tu endures, et tenir aussi bon que toi en éprouvant ce que tu éprouves. Moi le premier, je ne peux qu’être béat d’admiration devant ce que tu parviens à accomplir chaque jour, et souvent je me demande « Mais comment est-ce possible ?? Comment elle arrive à faire tout ça ?!? » ^^ Pompeux à dire et à entendre mais… tu fais partie des élites ;) Tu demeureras toujours une personnes extraordinaire à mes yeux. Et si les rêves te font pousser des ailes, dans tous les cas, je sais que tu redresseras toujours la tête ! ^___^