mercredi 17 janvier 2007

Dur, dur d'être Elizabeth!

Histoire de varier épices et plaisirs, non l'entrée de ce soir ne sera pas un énième compte-rendu de mes nuits sur le Boulevard du Crime (plus qu'un post de retard avant l'Avare de mercredi) mais sera consacrée à un autre de mes grands fétiches : les Tudors (mériteraient qu'on leur appose un label Corrséen rien qu'à eux, comme par exemple le ch'tit Rebel Heart).
Sur les traces de l'excellente parodie de Lost, j'ai trébuché sur un hommage tout aussi désopilant, présenté lors des Oscars australiens, les AFI, concernant la série des Elizabeth: the Virgin Queen/ Elizabeth, the Golden Age de Shekhar Kapur.
Voici donc là encore en exclusivité les premières images de cet âge d'or élisabethain si attendu (aaah la voie grave et sensuelle de Cate B.*__*)




Geoffrey Rush: J'ai tourné cette année en Angleterre la suite d'Elizabeth et un des figurants a capturé ces négociations sur son téléphone portable.
"Tickets d'avion et conditions de voyage. Voyage aussi légèrement que tu peux. Je suis désolé Cate, tu vas devoir voler en classe économie pour te rendre aux AFI à Melbourne. Pour l'hôtel, choisis Freecom à cause de ses pijamas ??? [peu vraisemblable mais pour l'instant moi pas avoir saisi cette portion du texte].Je sais que c'est beaucoup te demander. Je sais que tu te ballades avec beaucoup d'assistants, que tu as une victoire aux Oscars à ton palmarès, que tu es une mère de famille, qui travaille dur et le porte-parole d'une marque de cosmétiques en directe opposition avec la nôtre [les AFI sont soutenus par l'Oreal] mais si tu ne viens pas aux AFI, Helen Mirren le fera. Elle a interprété Elizabeth I et Elizabeth II!

Cate/Elizabeth: Cette putain illégitime et hérétique ! [Une réplique qui désigne en réalité Marie Stuart, reine catholique des Ecossais]

Rush: et en plus, elle a joué dans 7 saisons de Prime suspect sur la BBC. Bon sang Cate, écoute ton agent et signe !

Cate/Elizabeth: Et bien laissons le ?????? que tout cela soit accompli.


Je me suis délectée de cette alusion à la royale Helen Mirren qui ramasse avec nonchalance toutes les récompenses possibles et inimaginables pour son interprétation d'Elizabeth II dans the Queen de Frears et son Elizabeth I de HBO. Un double record non seulement par la pluie de prix que ces deux rôles entraînent dans la même année mais aussi car elle devient la seule actrice à avoir interprété ces deux grandes souveraines homonymes anglaises. Avec Helen en effet, on ne court pas le risque de tomber en panne d'Elizabeth! elle sait toutes les faire. ^^
Et pour le plaisir des yeux, le seul anglais de cette distribution australienne (Blanchett et Rush), le majestueux et ténébreux Clive Owen dans la peau de l'aventurier et poète, Sir Walter Raleigh, courtier favori d'Elizabeth. Il me tarde d'être fin 2007 !

2 commentaires:

Papageno a dit…

C'est assez amusant de voir qu'Elizabeth a passé son règne à se fonder un légitimité pour conforter la légalité de son règne, passant ainsi de l'image de fille d'une catin protestante à l'image d'une reine vierge. J'ai fait un cours cette année sur ce thème précisément, et ma démarche était de croiser histoire et histoire de l'art pour montrer que poser c'est déjà gouverner.
Mais n'est-il pas aussi tout à fait amusant de voir l'efficacité de la propagande élizabéthaine qui résonne jusqu'au début du XXIe siècle à la fois dans une histoire officielle de l'Angleterre mais aussi, d'une certaine manière, comme un horizon d'attente politique pour les sujets de Sa Majesté, si ce n'est comme un âge d'or, ce que l'Angleterre du XVIe siècle fut bien loin d'être...

Andrea a dit…

Les portraits d'Elizabeth sont effectivement codés de manière à bien souligner sa chasteté imaginée et reconstruite. Une très belle opération de com' qui lui survit depuis plusieurs siècles, vrai exploit et digne de la fille d'Anne Boleyn :)

C'est pourquoi j'avis trouvé la vision devéloppée par P. Gregory dans son Queen's Fool et The Virgin Queen raffraichissantes. Elle y montrait Elizabeth tentant de survivre à grands coups de séduction et P.G revenait fréquement sur ses grandes crises d'angoisse et moments lunatiques.

Merci de ta visite et du lien sur ton blog.