mardi 1 novembre 2005

L'appel de la forêt

Getaway~Texas

Just stop... you know there's no reply
I've had it all... don't say that
Just stop and tell me it's good bye
Don't you understand
What I'm saying
We never gave ourselves the chance

You know I've got to get away
Run, leave you behind
The world goes slowly
So sad to leave this time
The ring you were holding
Has hit the floor
And I can't live in this house with you no more

This time I know you'll hesitate
Deep down you hope it's not too late
You said it all except good bye
I think it's time that you should try
Don't you understand
What I'm saying
We never gave ourselves the chance

You know I've got to get away
Run, leave you behind
The world goes slowly
So sad to leave this time
The ring you were holding
Has hit the floor

And I can't live in this house with you no more
Because I know
I still loved you
And I cant stay another day

Get away
You know I've got to get away
Get away
You know I've got to get away

You know I've got to get away
Run, leave you behind
The world goes slowly
So sad to leave this time
The ring you were holding
Has hit the floor

And I can't live in this house with you no more
Get away
Get away
Get away...
D'habitude, je suis loin pourtant d'être une fan de Texas mais cette chanson avec "In demand" ou les singles de la période White on Blond mais cette chanson au cours de ma matinée zappette devant MCM s'est incrusté durablement dans mon système.
Outre le fait d'y retrouver quelques raisonnances personnelles (pas forcément appliquées au cadre romantique qu'inculque Sharleen Spliteri à ce texte sinon on va finir par croire que je suis une romantique frustrée^^;;;, elle règle quand même comme Dido dans "White Flag" quelques comptes personnels, difficile s'approprier en totalement son discours) nourries de récits autour de moi de gens qui tombaient des nues face à des séismes qui secou(ai)ent leurs vies quotidiennes immaculées voire pour la crise de panique qui clotûre le clip, ma propre expérience (l'envie de tout plaquer là et de fuire hors de ce qui nous sommes une condamnation implacable comme un cerf aux abois, entourés de prédateurs de tout coté), j'y ai croisé l'ambiance du documentaire de France 3 sur ces Français qui lâchent tout pour se lancer dans une nouvelle vie...
Soudainement comme ça, la routine leur paraît insupportable. Et ils ont franchi sans le savoir le point de non retour. Un instant T qui exerce souvent une profonde fascination sur moi...même si je suis bien consciente du danger de l'ivresse d'une telle situation qui est l'exemple même du court thermiste (non que ce ne soit toujours un mauvais choix, parfoit il est salutaire), une politique du risque maximum.
Mais ce débordement de coupe reste quand même drôlement soumis à une accumulation de hasard -je sens que Kundera et son insoutenable légereté de l'être combiné à "Match Point" m'est monté au cerveau!-...enfin il y a un je ne sais quoi qui me titille et me trotte dans la tête ce soir... parce que je crois y decerner des concepts que j'aime bien comme "liberté", "fuite en avant" et "libre arbitre". Au fond doit-on chercher des explications rationnelles pour nos actions et les justifier aux yeux d'autrui qui ne comprend pas ou condamne? pourquoi les choses ne peuvent pas un jour arriver comme cela même au milieu d'un tableau idyllique ? Un cadre peut très bien tout abandonné pour jouer les Robinsons Crusoe sur une île !
Désolée ce n'est pas ce soir encore que j'écrirai des choses un peu plus informatives et moins floues, pour se cultiver, il faut aller à Washington^___^d'ailleurs je me sens un peu complexée!...

1 commentaire:

Vitony a dit…

Des paroles fascinantes que véhicule cette chanson. Et à l'issue de la lecture, c'est un soulagement qui en ressort, et aussi de la peur. La peur de cette autre facette de soi que l'on veut garder aussi secret que possible, pour le monde que l'on a construit et que l'on veut préserver, menacé par cette tentation grandissante.

Nos différentes facettes changent constamment leurs rapports de force ; nous changeons. Parfois nous nous surprenons nous-même en bien comme en mal... Mais que pouvons nous y faire ? :)