lundi 26 mai 2008

La parenthèse se ferme

-Life. Does it get easy?
-What do you want me to say?
- Lie to me.
-Yes, it's terribly simple. The good guys are always stalwart and true. The bad guys are easily distinguished by the pointy horns or black hats. And, uh, we always defeat them and save the day.

Buffy -Lie to Me - (Saison 2, épisode 7)


Outre l'ivresse de l'inconnu et le sentiment précieux conséquent de mobilité que me procure toute odyssée en terre étrangère, un des charmes des voyages est l'oubli et la sérénité qu'ils font surgir. Devant le fougueux Pacifique, la craquelante de sel vallée de la Lune, sur les routes du Connemara, le long du Mekong, dans les allées du Tivoli, tout semble impossible, tout ce qui me prend à la gorge à Paris disparaît, toute bataille intérieure se tait, toutes les cordes qui entravent se délitent, le tumulte du monde et de ses nouvelles s'éloigne. Comme dirait Bailey dans Grey's Anatomy (au season finale de bonne facture), il est alors possible de contempler "the bigger picture" et de "rising above".


Ces instants de grâce éphémère dont s'égrènent les dernières secondes n'ont jamais été mieux résumés à mes oreilles que par le solitaire "Enjoy the Silence" de Depeche Mode.







Words like violence

Break the silence

Come crashing in

Into my little world

Painful to me

Pierce right through me

Cant you understand

Oh my little girl

All I ever wanted

All I ever needed

Is here in my arms

Words are very unnecessary

They can only do harm


Vows are spoken

To be broken

Feelings are intense

Words are trivial

Pleasures remain

So does the pain

Words are meaningless

And forgettable


All I ever wanted

All I ever needed

Is here in my arms

Words are very unnecessary

They can only do harm

Enjoy the silence

3 commentaires:

Elaurys Nathiel a dit…

La parenthèse se ferme... J'ai fini The other Boleyn girl, dimanche soir ! :p

Tout d'abord, je n'en reviens toujours pas d'avoir pu lire autant de pages en Anglais en si peu de temps. Je me doute que c'est l'effet des multiples cliffhangers... qui ont le mérite de fonctionner même si on connaît "la fin" :p !

Ensuite, je suis d'autant plus curieuse de voir les choix et les coupes scénaristiques nécessairement opérés dans l'adaptation cinématographique ! Franchement, je ne vois pas comment c'est possible de s'en sortir. Surtout, rapport à l'hypocrisie ou l'ironie de certains propos (voix off, nuances extrêmes du jeu d'acteur, contrastes entre privé/public...) ! ô___Ô

Enfin, je trouve que l'immersion dans les intrigues de cour est assez vertigineuse et donne envie de renouer avec le peu de faits historiques avérés de l'époque... afin de pouvoir imaginer la part de fiction à l'oeuvre dans le roman de P. Gregory, par exemple.

Bref : MERCI pour (entre autres) ce portrait d'Henri VIII ^________^

Elaurys Nathiel a dit…

P.S. : Très belle entrée. Et comme mon propre voyage s'était achevé aussi... Bises !

Andrea a dit…

Je suis soulagée de voir que tu as expérimenté les mêmes symptomes que moi alors !

Effectvement, la "Gregory's touch" c'est de savoir interésser les lecteurs à une Histoire connue de tous en prenant personnages secondaires et rumeurs les plus sulfureuses de l'époque qui faisaient office de théorie du complot alors.

Cette recette fonctionne magistralement dans "The Queen's Fool" qui s'intéresse à Mary Tudor à travers les yeux d'une jeune convertie au catholicisme à la Cour, entraîné malgré elle dans les tumultes de ce règne (perte de Calais, mariage très controversév avec Philippe II, persécutions des protestants et émergence d'Elizabeth).

C'est moins heureux dans "The Virgin's Queen" (Elizabeth) et "The Constant Princess" (Catherique d'Aragon). Je n'ai pas encore pu investiguer sur le cas "The Boleyn Inhéritance" (Anne de Clèves et Catherine Howard et le retour de l'infâme Jane Parker). Et comme PGregorry adore les Tudors, en attendant de se lancer dans son Henry VII, elle a encore écrit sur Mary Stuart ("The Other Quuen", pas encore sorti).

Pour le film, il a été choisi de se focaliser (de recentrer parfois) plus sur Anne que sur Marie et en fait sur leur rivalité pour simplifier le contexte compliqué et feutré de la Cour.

La BBC a fait elle aussi une première adaptation que je n'ai pas pu voir dans son intégralité qui était tournée en DV et en improvisation(surprenant) mais comme le DVD est sorti, peut-être que je me motiverai pour aller jusqu'au bout et puis il y a Jodi May (Alice Munro dans le dernier des Mohicans) en Anne donc assez prenant. http://www.amazon.co.uk/Other-Boleyn-Girl-Yolanda-Vasquez/dp/B0012X6RG0/ref=pd_sim_d_h__title_1

Deux gros exemples de fiction : les accusations d'inceste et la présence de Marie après le mariage d'Anne. Le mariage (mesaillance) et son comportement scandaleux de Marie ont conduit à son éloignement de la Cour et à une brouille avec sa famille.