Summit a tenu sa promesse et a livré la bande-annonce de Twilight 3 : Eclipse sur un plateau d'argent. Je note que depuis Bright Star le champ de lavande ou de campanules est devenu un incontournable. En revanche, on a vraiment l'impression que le montage a été à la va-vite pour donner aux fans de quoi se mettre sous la dent.
Aucune scène d'action à effet spéciaux alors qu'une épique bataille va être au centre de ce troisième volet. Espérons qu'ils ne vont pas l'escamoter à la Harry Potter et le Prince de Sang-mêlé. Je veux mes loup-garous renards et un Jasper Hale au mieux de sa forme napoléonienne ! Cet extrait ne dit pas si le jeu de Bob Pattinson a progressé mais au moins Kirsten Stewart est sortie de sa léthargie et Victoria bis ressemble à l'originale.
Ce que j'aime chez Summit Entertainment c'est sa rapidité à nous présenté ses bande-annonces. Rien que pour vos yeux donc 10 secondes de la bande-annonce d'Eclipse, le troisième volet de Twilight. En excellent commercial, Summit dévoilera la version longue demain.
Mais 10 secondes suffisent pour voir que tout va bien dans le meilleur des mondes : Jacob is shirtless again ! Ca confirme qu'il se déshabille drôlement vite !
Si mes venues en ces lieux sont plus que sporadiques, c'est que je traîne désormais mes doigts et mes mots sur d'autres horizons. S'il n'est question d'abandonner Stars go blue, c'est ce nouveau bébé qui va accaparer pour un temps mes heures. Au plaisir de vous y croiser peut-être !
Quand la brochure du spectacle vous annonce "les Etats-Unis correspondent pour l'Européen à une force sous-jacente de l'exil, à un phantasme d'émigration et d'exil et donc à une forme d'intériorisation de sa propre culture. En même temps l'Amérique correspond à une extraversion violente et donc au degré zéro de la culture", votre instinct vous murmure fermement "Fuis pauvre fou" (c) Gandalf.
Ma voix intérieure avait bien raison de me mettre en garde lorsque je me suis assise au second balcon du théâtre de l'Odéon anticipant fiévreusement l'apparition d'Isabelle Huppert, étoile d'"Un tramway". Une adaptation trèèèèèèèèèèès libre de la pièce de Tennessee Williams. En fait ce tramway conduit par Krzysztof Warlikowski se nomme expérimental et conceptuel... Tremblez!
Depuis qu'elle ne choisit que des rôles de folle et d'hystérique je me méfie d'Isabelle H. mais j'avais gardé un souvenir tellement émue de sa Médée que j'espérais qu'elle se réserve de tels rôle spécifiquement pour le 7e art. Cruelle déception soulignée d'entrée de pièce. Isabelle dans un caisson en verre symbolisant une salle de bain, tournant en rond en sous vêtements sur une chaise à roulettes, se demandant où sont les Champs Elysée d'une voie traînante et manchonnantes tout en se triturant et en gémissant.
Le ton est donné. Certes cette héroïne s'appelle toujours Blanche Dubois, qui se réfugie chez sa soeur à la Nouvelle-Orléans, et elle fascin toujours autant le ténébreux et cruel Stanley mais fini les années 50, vive 2010 et sa webcam... Entre les lignes de Tennessee Williams se glissent un extrait de Sophocle, un sketch de Coluche, un passage de Wilde ou du banquet de Platon sans oublier une interminable mélopée de Jaume Sissa. On voudra applaudir à tant de fantaisie et d'audace mais elle noie la trame originale qui en devient secondaire. Un tramway devient alors une accumulation de scénettes plus ou moins réussies, plus ou moins compréhensibles. On perd le fil de l'intrigue (le secret de Blanche) et le sens. Pour la scène somptueuse du bowling et l'intéressant hommage à Platon ou le moment touchant où Isabelle Huppert nous demande de répondre à une devinette, que d'ennui (et ce pendant 3 heures)!
Sans oublier qu'Isabelle H. ne sort pas beaucoup du registre de l'hystérie. Une interprétation surjouée de Blanche qui est dérangée mais pas à ce point ! Et à la longue malgré les jolis costumes et décors, ça fatigue... Dommage car j'appréciais ce pari du metteur en scène qui truffe sa scène de caméra pour projeter le visage de ses acteurs sur un grand écran au fond de la salle avant de nous faire voir leur jeu et leurs expressions sous un nouveau jour.
Ce patchwork est brillant d'audace, un écrin pour Huppert, un ovni pour les yeux mais profondément indigeste. L'expérience échoue.
Je ne regrette pas d'être restée jusqu'à la fin mais je comprends aussi la dizaine de spectateurs qui sont partis discrètement et les applaudissements timides aux rappels. Une star ne fait, ne justifie pas tout.
Pour une délicieuse et intense pièce sur la folie, lui préférer le parfait et feu "Parole et Guérison" avec Barbara Schulz et Samuel le Bihan sur un texte du scénariste des Liaisons Dangereuses. Le triangle psychanalytique entre Freud, Jung et Sabina Spielrein, patiente et maîtresse du dernier avant de devenir une brillante psychanalyste. Schulz joue l'hystérie avec grâce et passion et le fameux divan est astucieusement mis en scène.
Pour un solide Tennessee Williams, se référer au réussi "Baby Doll" avec Mélanie Thierry, monté l'année dernière.
Une vingt-septième bougie à souffler sur le gâteau déjà. Une petite flamme qui est venue à la vitesse de l'éclair. Une 401e note sur ce blog. Je ne confierai pas à nouveau toute la confusion des sentiments que m'inspirent ces 365 jours supplémentaires. Jamais reniés car souvent passés en précieuse compagnie. Mes symptômes n'ont pas beaucoup changé à l'exception de quelques manifestations en chinois, relief et hiéroglyphiques et des gémissements d'Isabelle Huppert.
En guise de contemplation, je préfère vous offrir les nouvelles aventures de Simon the cat frigorifié comme nous dans la poudreuse.