La barre d'Etel, coté parking.
Pour ceux qui avaient fidèlement suivi le Maroc et apprécié les charmes éclairs de Madrid, j'enrichis les carnets de voyage de ce blog par une petite incursion au pays d'Anne de Bretagne.
Tout a commencé à cause de Cécile (autre élève courageuse de l'école de journalisme et dont je vous invite vivement à lire son
blog). La demoiselle scribouillait à Lorient pour
Ouest-France mais donnait fort peu de nouvelles ... une enquête sur son bien-être s'imposait! et il était temps de s'éloigner de Paris pour briser la monotonie du stage.
J'ai débarqué vendredi de la gare de Lorient. Et fidèle à sa tradition de guide extremmement bien organisée un programme royale m'attendait! Immédiatement séance cinéma avec la
Tourneuse de pages. La bande-annonce avait exacerbé ma curiosité et malgré la facture classique du scénario qu'avait villipendée les critiques, je n'ai pas été déçue. Catherine Frot et sa tourneuse formaient un duo d'actrices époustouflantes, et donnait à cette histoire de vengeance noire une douceur troublante devenant malsaine.
Et après un sommeil réparateur d'une douzaine d'heures, les choses sérieuses pouvaient commencer...^^

Nous serions nous égarées par mégardes sur les sémillantes plages hawaiiennes glorifiées par
Lost ? Pas du tout, cette eau d'un bleu turquoise et transparant borde la
barre d'Etel, première étape de mon cours de rattrapage accéléré de Bretagne.

Mais malgré ses airs de petit nirvana, il faut se méfier de la
ria d'Etel. C'est le cauchemar des marins. Cette barre est un banc de sable qui se forme au point de rencontre de la marée et du cours de la rivière.
A

Etel, elle a la particularité de bouger sans cesse, ce qui rend difficile son repérage. L'endroit est riche de dramatiques histoires... Les plages ici sont magnifiques, mais interdiction de se baigner apparément si l'on en croit les recommendations de l'Office de Tourisme.
Ceci dit, la miss Cécile a bien de la chance de pouvoir décompresser dans des lieux si dépaysants et paradisiaques après une dure semaine de labeur.

Sans elle il n'y aurait pas de
Ouest-France, édition Lorient, elle remplit presque les deux pages de l'édition régionale à elle toute seule. Pour la journée de samedi, pas moins de quatre articles de sa plume !

Bref du repos pour les braves.... (j'essayais timidement de mettre en application les principes photographiques entreapperçus dans le Figaro en mitraillant ses lunettes de soleil!).

...et un peu d'exercice pour les autres!
Nous avons quand même fini par lever le camp lorsque le soleil s'est mis à chauffer trop fortement et que les raffales rafraichissantes de vent nous ont découragées de poursuivre notre lecture accrobatique des journaux.

Direction le cimétière de bateaux de la barre d'Etel. C'était là que les pécheurs de la région abandonnaient leurs vieux navires, principalement des thoniers. Vues de près, ces carcasses de bois sont impréssionnates et ne sont pas si éloignées qu ça des squelettes de baleines avec leurs planches saillantes, qui luttent contre le rongement et la mousse. Malheureusement, ce cimétière va bientôt être détruit.

Jeux de lumière...

Néammoins, ces épaves semblent être une maison accueillante pour ces deux coccinnelles toutes mignonnes, mais seulement une a osé poser devant l'objectif! (pour une fois je remercie l'initiative de mon appareil photo -c'est rare- d'avoir mis du flou au milieu, cela fait ressortir les couleurs).