lundi 2 mai 2011

The perfect reward after a long week-end

Après 72 heures de folie royal wedding-samedi de perm' bien rempli-béatification de Jean Paul II-dos réduit en compote, et avant de s'atteler à des courriers fastidieux demain, Focus features a eu un geste de bonté absolue envers ma petite personne : ils ont diffusé la bande-annonce du livre culte de l'été 2010 : One day.



Je ne suis pas certaine qu'on retrouve le mordant du texte mais mission réussi côté enlaidissemnt d'Anne Hathaway. Et la scène entre 1.27 et 1.15 me noue particulièrement le coeur.

Edit : Après the Tourist, j'ai l'impression que le Café Nemours à côté de la Comédie français a décidement la côte auprès des réalisateurs ! {IMAGE ONE DAY NEMOURS}

Un plaisir n'arrivant jamais seule l'adaptation de la solitude des nombres premiers sort mercredi. Même si la critique regrette le classicisme du film et ses longueurs, je ne manquerai pas ce rendez-vous plus réaliste que le précédent. Et puis ce sera bon pour mon italien.


Dernière gourmandise, la bande-annonce du deuxième volet de Harry Potter et des reliques de la mort laisse même entre apercevoir Rémus et Tonks.



Last but no least, la saison 5 m'a rendue passionnée de Dexter (je n'ai pas vu le reste de la série). Michael C. Hall est parfait entre ses tentatives d'expiation en aidant une autre âme en peine, détaché et inquiétant à souhait quand il se trouve face à sa table, et après avoir été à déçu et un peu manipulé par sa protégée et que son identité a été démasquée par son quasi beau-frère, je suis curieuse de voir la saison 6.

vendredi 29 avril 2011

Love actually (in Westminster)


Je ne pouvais laisser ce lieu vierge de toute mention du royal wedding de la décennie (I'm unfair, hope you'll marry one day Harry, before 2020!). Ce mariage, j'attendais de le couvrir depuis son annonce en novembre et j'ai essayé autant que possible de multiplier les disserts sur le sujet en attendant. Avec les Oscars de Colin, un des moments que je convoitais le plus dans l'année.

Et ce qui est bien quand on est détenteur d'une carte de presse c'est que l'on peut donc passer son vendredi 29 avril à regarder à la télé un couple de quasi-trentenaires se dire oui devant deux milliards de personnes. Pour paraphraser le génial titre du Guardian qui malgré sa philosophie anti-monarchiste a offert des directs hillarants, y compris au moment du fameux baiser sur le balcon de Buckingham avec la une "des jeunes gens s'embrassent dans le centre de Londres". Certes, ces noces sont terriblement futiles et justifient une tradition monarchiste qui n'a plus grand sens de nos jours. Cependant, de temps en temps il est vital et salutaire de raconter les bonnes nouvelles. Un peu de sourire et d'amour même si c'est par procuration fait toujours du bien.

Je ne reviendrai pas sur la cérémonie, c'est déjà fait.

Mais que l'on me permette quelques observations :

-Mention très bien à la robe de mariée choisie par Kate. Elle ressemble beaucoup à celle que ma mère a vu, il y a quelques années, et qui l'a fait rêver depuis. La dentelle et les discrets diadème et diamants étaient du meilleur effet. Comme le faisaient remarquer cruellement les experts. Diana avait été plus audacieuse dans le dessin de la robe... qui reste définitivement bloquée dans l'enfer modeux des années 80. Kate reprend la leçon de style de Grace Kelly (désolée Albert et Charlene, la comparaison sera pour vous insurmontable) et adopte un style classique mais intemporel.

-En revanche, la deuxième robe pour la réception dansante du soir, je n'ai pas du tout aimé. Sa simplicité ne s'accorde pas au paletot genre fausse fourure. La silhouette s'apparente tellement à lcelle a robe du matin somptueuse en dentelle, qu'on a l'impression que Kate sort en nuisette faire la fête !

-William doit impérativement contacter le chirurgien de Silvio Berlusconi (succès garanti!) pour faire repousser sa chevelure. Parce que là niveau fantasme, c'est définitivement Harry qui l'emporte même si ça se voyait qu'il avait bien dû arroser la nuit précédente tellement il pouffait de rire parfois.

-Par contre j'ai été impressionnée par ses talents de formateur. Les médias anglais avaient engagé des spécialistes de la lecture sur les lèvres. Ils ont révélé que le duc de Cambridge a passé une bonne partie de la parade londonienne à guider gentillement Kate sur les signes de la main à faire à la foule, à lui conseiller d'incliner la tête quand leur landau passait devant un drapeau, à lui demander si elle allait bien. Certes, c'était paternaliste mais cela montrait que William est devenu un très bon acteur, ce qui est très utile comme on est cantonné à de la représentation. Le meilleur de ces appartés était sans nul doute au balcon. la foule crie "embrasse là encore", William n'a pas très envie mais Kate rit, il lui dit alors quelque chose dans le genre "tu es prête on y reva". Le pauvre, ça se voyait qu'il n'était pas du tout à l'aise!

-Chapeau aux mariés pour avoir réussi à trois reprises à prendre les journalistes de court. Le bain de foule jeudi de Harry et William, la sortie en Aston Martin et le report de la lune de meil (merci les amoureux, ça m'a permis d'écrire encore sur vous ce week-end...!). Tant mieux pour eux s'ils arrivent à se préserver.

- Ce mariage fut l'occasion de trois découvertes majeures:
¤Pippa : quelle robe, elle laissait peu de place à l'imagination !

¤Pippa & Harry. Le couple de rêve. Non seulement cela ferait très Jane Austen s'ils finissaient par sortir ensemble (genre Jane/Bingley-Lizzie/Darcy) mais en les voyant vendredi, tout sourire difficile de ne pas vouloir les contempler encore plus complices. Harry, oublie Chelsy qui fait blonde vulgaire, Pippa oublie ton banquier ! En commun, vous avez déjà le goût de la fête. Ecoutez plutôt la suggestion la suggestion du Guardian "My royal wedding: 'My kids said that Harry and Pippa ought to marry next'". A girl can dream. People.com révélait que Harry et Pippa ont quitté la soirée dansante à trois heures du matin passé dans le même véhicule. Ca ne veut rien dire mais sur le moment j'ai brièvement laissé mon esprit divaguer.

¤ Grace van Cutsem : la pauvre petite fille de trois ans et filleule de William que le bruit sur le balcon apeurait et qui se mettait les mains sur les oreilles. on lui en parlera toute sa vie de cette scène !

- Ultime enseignement de ce mariage. Impossible de se plonger dedans et de le ressentir quand on le commente, modifie le titre, met des liens, et change la photo. Il va falloir que je le revois à tête reposée (merci les Windsor pour être devenus aussi branché internet et de permettre la VOD !). D'ailleurs ces noces ont été menées avec un sens impeccable de la communication. Une révélation par jour à partir de J-45. Par contre, côté émotion, c'était tellement parfait que j'ai été beaucoup moins touchée que pour le mariage de Victoria de Suède qui épongeait les larmes de son mari et remerciait son peuple de lui avoir donné un tel homme.

Pour le plaisir des yeux, cette photo officielle me fait penser aux tableaux représentant Victoria et Albert Cobourg de Saxe Gotha dans leur jeunesse! Reste à savoir si Kate se conformera aux statistiques Windsor. Jamais l'épouse de l'héritier du trône n'a attendu plus d'un pour avoir des enfants.

dimanche 10 avril 2011

Nothing really important happened today


J'ai trié des photos.
Je me suis promenée et ensoleillée dans St Germain à la recherche de guides introuvables.
J'ai failli entrer en collision sur le parvis de l'église avec les gardes du corps de Jacques Chirac qui l'escortaient vers sa voiture. Je crois ne l'avoir jamais vu d'aussi près. (Et maintenant j'ai la paire après avoir doublé la clio de Bernadette l'année dernière).
Je suis allée flaner sur l'Île-St-Louis.
Ainsi commencent les Pâques 2011.

dimanche 20 mars 2011

We might as well

Cela fait un an que nous remontions de la gare de Lyon sur le pont de Bercy, tout amusés de cette traversée et aventure nocturne qui nous ressemblait si peu… Satisfaisante conclusion à cette journée qui nous avait permis de découvrir le génie d’Elia Kazan dans la Fièvre dans le Sang et qui s’était poursuivie par une halte improvisée au Balzar, un petit caprice comme il est parfois plaisant de s’en accorder. Impossible de deviner alors que nos chemins étaient sur le point de se disloquer et que notre amitié vivait ses derniers moments. Des signes avant coureurs étaient là mais jusqu’au bout je ne t’ai jamais cru capable de la moindre hésitation. Si j’avais su, j’aurais agi avec plus de sang froid et j’aurais essayé de te parler pour discuter avec toi de ce qui te tiraillait. Peut-être ne t’aurais-je alors pas servi à un défouloir, who knows ?

Prophétiquement tu m’expliqueras peu de temps avant que tu n’avais jamais eu d’ami aussi ancien que moi. Savoureuse ironie de l’histoire quand 3 heures plus tard implosaient huit ans et demi d’amitié. Il y avait de meilleures solutions, je le sais, que de prendre le large mais sans directives, aide, explications de ta part, je ne voyais pas d’autre moyen de fermer cette boite de pandore que je venais d’enterrer après de longs mois d’efforts. Quand toi tu semblais tout traverser avec la plus parfaite facilité et normalité. Un an après, je ne trouve pas le sens de ce dérapage. J’ai fini par me résoudre à réaliser qu’il n’y en avait pas. Je fus là au mauvais endroit au mauvais moment. Trop proche c’est tout.

En cette semaine anniversaire de la fin, je repense au début. Ces deux lettres d’écart dans l’alphabet. A quoi une amitié tient-elle ? Juste une feuille d’appel et le désir de faire ses preuves. Ces deux ans de débats parfois orageux pour dégager problématique ne suggéraient pas vraiment que de camarade tu deviennes « ma personne ». Et puis ce lien a traversé l’année Erasmus et les grands oraux et les concours. Des années à parler de tout et de rien, à refaire l’actualité, à s’échanger nos centres d’intérêts et hobbies (et si le démon de la photo est venu, ce fut par toi, si mes victimes doivent blâmer quelqu’un), à se soutenir dans les amertumes. Avec patience tu écoutais tout, les récits les plus triviaux, les doutes, les analyses. Tu devinais la fatigue, la curiosité. Compréhension mais jamais pitié. Tu as aussi accepté les contraintes qui m'accompagnent même quand tu étais mécontent et que tu le faisais savoir. Tu appréciais les mots et l’écrit. Avec toi, j’ai réalisé que ce que je pouvais être amusante et au deçà de l’ordinaire. A ton contact, je crois avoir grandi et découvert davantage qui j’étais.

D’où la difficulté à tolérer ce vide que j’ai pourtant souhaité. J’avais accepté depuis longtemps que nos vies seraient parallèles mais tant que nous pouvions compter l’un sur l’autre, c’était bien assez pour moi. Avec des ami-e-s de confiance, on peut tout affronter. Mais que faire quand la confiance s’en va ? Comment la rétablir après toutes les vérités cinglantes prononcées de ma bouche et de la tienne? En un instant, je n’ai plus su quelle était ma place. Comment discuter , réconforter et écouter une personne qui vous fait de la peine ? Pourquoi est-ce si important d’être là quand tu dénonces mon omniprésence ? Comment badiner quand on a le cœur lourd ? Puis-je te demander ton aide quand j’ai l’impression d’avoir été manipulée, jouée pour rien ? Pourquoi revenir alors que je t’ai blessé aussi ? Est-il encore possible de revenir sans commettre les erreurs d’autrefois ? Est-ce vraiment utile de réapparaître quand la vie poursuit inlassablement son cours ?

Mon premier souvenir chronologique, reconstruit à postériori, c’est de te revoir accepter ton destin non enviable de premier exposé de l’année et tenir tête aux maîtres de conférences sur la notation. Mais mon premier souvenir conscient c’est la première fois que nous nous sommes parlé pour discuter de notre premier travail en commun, on se demandait comment arriver à trouver un René Raymond en rupture de stock. Dans ce moment sur les marches, rien ne laissait présager les bonnes bouteilles entre 22h30 et minuit, les promenades parisiennes, les repas, les expos et les pièces, les canards enchaînés, la parenthèse du Croisic ou de Lyon. Au-delà de tous ces souvenirs précieusement rangés, je te revois si déterminé, engagé, imaginatif lorsque l’appareil était à proximité. Si ce jeune homme n’est plus à mes côtés, j’espère qu’il est toujours auprès de toi, à te guider et à te pousser, et qu’il aura une pensée pour moi en cette semaine de « commémoration ».

Retour sur la lande à Thornfield-Hall

J'aime les classiques anglais, je les apprécie encore davantage quand ils sont adaptés sur grand et petit écran. Aaah orgueil et préjugés, raisons et sentiments, bleak house... et désormais c'est à Jane Eyre de retrouver ce privilège.

Le roman de Charlotte Brontë n'a jamais manqué de réalisateurs. Il y eut, il y a 15 ans, l'essai moyennement satisfaisant de Franco Zefirelli avec Charlotte Gainsbourg qui manquait de gothique, la mini saga majestueuse de la BBC qui m'a enfin fait voir Mr Rochester pour ce qu'il était. A l'image d'Heathcliff, un immense tortionnaire psychologique, frisant la perversité (notamment lorsqu'il courtise Blanche Ingram et demande son avis à Jane). Et pour une fois Jane n'était pas trop jolie. J'ai pu aussi revoir ce roman de mon enfance, objet d'une mémorable fiche de lecture de trois copies doubles dans les frimas périgourdins, sur les planches à Dublin où Jane était interprétée par mon héroïne Andrea Corr. Et pour sa deuxième expérience sur scène, sa performance était crédible et passionnée (juste un peu limite dans les abimes du désespoir).



Donc mes oreilles ont pivoté sur elle-même quand j'ai entendu dire qu'un studio britannique allait proposer au printemps une nouvelle adaptation cinématographique. D'autant plus quand j'ai su que le rôle de Rochester échoauit au terrifiant Michael Fassbender, toute en cruauté et en goujaterie dans Fish tank, en père de famille séducteur d'adolescente. Ce qu'il manquait à la Jane d'Andrea c'était justement un Mr Rochester séduisant et charismatique, là au moins ce problème sera résolu (je dirai même que ce Rochester est un peu jeune!).

Alors certes, la fin de Jane Eyre n'est vraiment plus un mystère mais je ferai bien le voyage encore une fois, ne serait-ce que pour voir si l'étape St John est un peu moins bâclée que d'habitude (et Jamie Bell a bien grandi!). D'ailleurs c'est un des grands écueil de son cousin, les Hauts de Hurlevent. Tellement dense qu'il est difficile de lui rendre hommage dans ses deux parties, si bien que souvent seuls Catherine et Heathcliff ont droit de pellicule. La version d'ITV est à ce titre tellement adaptée librement que j'ai du mal à m'y glisser alors que sur le papier Tom Hardy faisait un Heathcliff animal de rêve.

PS : autre tentation attendue la suite des Reliques de la mort. Warner Bros dans sa grande générosité vient de mettre en ligne quelques secondes inédites dans un fatras de blabla commercial.