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mardi 21 février 2012

Le jour où j'ai croisé Angie et Brad

Le destin s'est montré assez miséricordieux pour mon anniversaire. Non, non Colin Firth n'est pas encore venu s'attabler à Lili et Marcel mais ce n'en fut pas loin... Pour me consoler de l'occasion manquée de La Taupe, le MK2, qui multiplie les coups d'éclats (M. Laurent, M. Fassbender), a offert à ses riverains Angelina Jolie et Brad Pitt sur un plateau d'argent.

Certes je ne l'aurais jamais su si je n'avait décidé de profiter de ma journée de liberté pour me plonger dans le solide Millenium de Fincher. En effet, pénétrant dans le MK2, je vois des balles de tapis rouge en train d'être posées au sol et des électriciens s'affairer autour d'une estrade entourée de panneaux marqués "Au pays du sang et du miel", la première réalisation d'Angelina Jolie. Sachant que la miss est avec Brad Pitt en train de présenter son œuvre à Berlin, mon intérêt est piqué... Se pourrait-il que l'actrice en profite pour faire un crochet à Paris? Quelques questions plus loin, j'ai une réponse affirmative. Elle sera présente avec l'équipe bosniaque du drame [qui se déroule pendant la guerre en ex-Yougoslavie].

Ni une ni deux , ma décision est prise. Pour une fois qu'une star de gros calibre passe dans les parages et que je le sais, hors de question de ne pas être de la soirée. Millenium avalé, l'appareil photo rechargé, me voilà qui reprend le chemin du MK2 sans trop d'attentes. Vu l'heure tardive, il est douteux que je trouve un bon emplacement pour me poster.

Soupçon confirmé une fois arrivée sur place, le mur des escabeaux des photographes d'agence est impénétrable. Une petite ouverture reste près d la barrière filtrant les invités. Si je me penche entre les épaules de mes voisins, je dispose d'une fenêtre de 10 cm pour zoomer le tapis rouge. Mieux que rien. Le dos calé contre une borne, le temps s'égrène dans la bonne humeur. Placides, les agents chargés de contenir le public émoustillé s'exécutent dans le calme et le sourire et assurent aux fans les plus frémissants qu'une fois la barrière refermée, ils pourront se rapprocher un peu plus près du firmament.

Quelques célébrités BB+ (que les photographes acclament mais qui plongent l'assistance dans l'expectative "C'est qui ceux là?") commencent à remonter le tapis rouge et donnent aux paparazzis de quoi régler leur appareil. la scène devient très cocasse comme l'ancien ministre Philippe Douste-Blazy est mitraillé et alpagué comme une vedette par les photographes contents de trouver un modèle intéressant. S'ensuivent Anne Parillaud (qui semble avoir vieilli d'un coup), Karine Silla ou encore le réalisateur Eli Chiraqui... Le public trépigne quand une clameur retenti de l'extérieur. On perçoit le crépitement des flashs des photographes postés sur le trottoir. Un signe certain que l'instant X ne va pas tarder à se produire.


Dès qu'Angelina et Brad pose le pied dans l'enceinte du MK2, hurlements et cris suraigus de fans retentissent (exactement ce que l'on s'imagine avoir été un concert des Beatles). Devant sa télé on se dit que ça fait cliché mais en vrai c'est exactement ça. A la cacophonie de "A droite", "A gauche", "Kiss Angelina", "Brad ici", côté journalistes, se mêle les cris désespérés de "Braaaaaaaaaaaaaaaad" de la plèbe (qui elle n'est pas en mission ou au travail). Évidemment dans le même temps le mouvement de foule tant redouté vers les barrières se produit. Des impatients poussent dans le dos dans l'espoir de glisser sous la plume de Brad et Angie les photos à dédicacer (franchement ils auraient pu demander, j'aurais aidé au lieu de me rentrer dedans).

Un peu paniquée, je m'accroche à mon téléphone pour filmer la scène (on est multimédia ou on ne l'est pas) et je constate avec ravissement que je suis à moins de 90 cm de Brad et d'Angie. Lui a le cheveu un peu long et gras et des lunettes bien trop grosse, elle est bien plus jolie que sur les photos. De profil son visage est plutôt doux et souriant et les lèvres pulpeuses et les traits anguleux se font plus discrets. Difficile aussi de ne pas être distraite par l'énorme rose grise un brin hideuse qui orne sa robe (choix audacieux auquel j'ai du mal à souscrire). Brad et Angie se montrent beaux joueurs, s'attardent deux-trois minutes pour apposer leurs paraphes avant de prendre la pose pour le mur hurlant et flashant. Et puis sans traîner, le duo se hisse sur l'escalator et dit adieu à la populace. Je suis tellement dans les nuages que je ne pense même pas à essayer de me battre pour hisser un papier au devant des barrières, les photos suffiront.

Survient alors un instant qui m'a un peu serré le cœur. Brad et Angie happés par l'escalator, la moitié des photographes plient bagage en maugréant le peu de gros plans utilisables glanés. Certains parlent de faire le pied de grue devant la BMW qui va remmener les stars vers leur hôtel dans 45 minutes, d'autres n'ont aucune envie de perdre 30 minutes sous la pluie pour des clichés hors tapis rouge. Or pendant que ces messieurs rangent leur matériel défilent sur le taîs rouge mles acteurs bosniaques du film dont tout le monde se contrefiche mais qui essaient vaillamment de sourire. PPDA sorti de nulle part clôt la marche et sur ce je bats moi aussi en retraite, fière comme un paon d'avoir pu contempler ce spectacle people au premier plan ! Vivement al prochaine soirée VIP du MK2 (s'vous plaît, invitez Colin ou Michael !)

PS : j'essaie de me familiariser avec les diaporamas made in Picasa, dîtes moi si j'ai réussi à le faire apparaître... Je ne suis pas trop sûre de mon coup.
PPS  : la bande-annonce du "Pays du sang et du miel" a plutôt réussi à me tenter.

dimanche 6 novembre 2011

L'énigme - la paparazzade du jour

Celui qui ose dire que le XIIIe n'est pas branché, qu'on lui coupe la tête.

Après Mélanie Laurent, Vincent Elbaz à la terasse du Lili et Marcel, et avant M.F. fin novembre au MK2 si tout va bien (Colin on n'attend que toi!), le pont de Bercy a les honneurs d'un mystérieux chanteur pour son vidéo clip...

C'était assez déroutant de l'observer pendant une heure et demi gratter sa guitare en chemise et gilet, le ton sans le son (en play back) et dans un petit vent assez froid. Entouré de ces mystérieux mannequins très conceptuels. Faire une prise demande, ça se confirme, beaucoup de temps.
Malgré mon zoom qui a réussi à immortaliser le clap, il me manque un renseignement crucial pour rassasier ma curiosité : l'identité de ce mystérieux artiste. En attendant de mener l'enquête sur le terrain, je m'en remets à la sagacité collective, si jamais vos yeux de lynx savent de qui il s'agit !

EDIT : d'après un des cadreurs, notre artiste est David Dal-Santo.  Dès que le clip sera mis en ligne, j'irai y jeter un coup d'oeil. L'idée derrière les mannequins est apparemment de montrer un artiste sur le déclin, à la recherche de son public. Affaire à suivre.

mardi 7 juin 2011

Les surprises d'un balade dans le XIIIe 2/2

Si tu viens pas à Cannes, laisse Cannes venir à tes pieds.
Habiter pendant plus d'une décennie dans ce quartier paye enfin, avec le printemps les VIP sortent de leur antre et viennent enfin investir ce far east !
Une dizaine de jours aura suffi pour croiser Vincent Elbaz au resto et Mélanie Laurent en promo, à l'avant-première de Beginners au MK2 bibliothèque.

Soyons honnête, Beginners n'est apparu que très tardivement sur mon radar cinéphile à la faveur d'une critique particulièrement élogieuse dans Studio...qui est partenaire du film de Mike Mills. Même si donc leur louanges sont à prendre avec précaution, le résumé m'a intriguée. Deux personnages un peu mal dans leur peau qui se rencontre par hasard et qui essaie de s'apprivoiser au milieu d'un chien qui parle et d'un paternel qui se déclare gay après 44 ans de mariage. De la mélancolie, du loufoque, du Ewan McGregor avec la présence imprévue de l'inévitable désormais Mélanie Laurent. Bref cela suffisait amplement un petit séjour dans une salle obscure si l'occasion s'y présentait. Ce qui a fait basculer la balance ? Une petite affichette collée sur le gros poster du film dans le MK2 "avant-première du film avec l'équipe mardi 7 juin". Et là je me suis dis, quitte à aller voir Mélanie Laurent en concert pourquoi ne pas la voir en chair et en os dans son métier original : le 7e art ? Pas besoin de faire la queue 107 ans devnt un lointain tapis rouge, je passerai une tête dans le MK2 et on verra bien ce qui se passera.

Vient mardi 7 et...surprise, il reste des billets pour assister à l'avant-première. J'en prends et là je réalise que j'ai pris des tickets pour la petite salle 5 mais que la B réservée à la presse et aux invités est déjà pleine. Là je retombe un peu de mon nuage et je me dis que je verrai certes le film en avance mais que l'équipe ne va pas s'amuser à saluer les simples quidams que nous sommes. Du coup vu que le tapis rouge est à deux pas de l'ascenseur et que seuls les photographes de l'AFP, AP et Abaca ont monté leurs escabeaux, je me décide de faire ma groupie de base et je me plante contre un plot du tapis rouge. Quelques minutes plus tard surgit une équipe de télé. L'attente se passe dans la détente, les journalistes télé plaisantent et résument le dilemme de toute interview, faut-il poser des questions bateau ou faut-il poser une question qui se démarquera au point de perdre le pauvre acteur en pleine promo dans des abîmes de perplexité ?

Je suis un peu surprise : très peu de personnes se sont agglomérées autour du cordon et avec à peine 10 minutes de retard, Mélanie Laurent appareil, en jupe crayon vieux rose et chemisier mousseline assorti à fleurs (elle a porté la même chose dans d'autres couleurs à la première américaine). Elle n'est pas entrée par la porte mais pas derrière, on la voit confié son sac doré et son manteau brillant à son assistante et soudain elle se plante à 50 cm de moi pour répondre aux questions des JRI ! Je suis complètement à contre jour mais je peux sentir son parfum -léger-. Elle se prête de bonne gràace au jeu des questions mais ne cache pas qu'elle est mal à l'aise et n'est pas vraiment sur la même longuer d'onde que sur le dossier de presse, répétant ne "pas savoir dire d'intelligent". Une sincérité qui souligne bien les limites et la vacuité de la promo et du tapis rouge, plutôt touchant.



Ayant pris quelques images, je quitte les lieux pour ne pas encombrer plus (et je ne me sens pas capable de réclamer un autographe), Mélanie et Mike Mills posent devant le mur des photographes qui leur hurlent "en haut", "Mélanie à gauche", "non plus à droite"... Ai-je mentionné à quel point les premières sont artificielles ?

Dans la salle 5, on est accueilli par le traducteur français du script. Je trouve que c'est un pauvre substitut pour l'équipe du film mais pourquoi pas Quand soudain, il annonce la venue de Mike Mills qui se confond en hommage à Mélanie qui apparaît qui remercie Mike pour ce beau rôle et nous souhaite un bon film. Une apparition éclair de 2 minutes où la belle de la soirée ne cache à nouveau pas le peu de plaisir qu'elle éprouve face à cet exercice imposé. Alors certes c'est cour mais très gentil de leur part je trouve de descendre saluer le petit peuple. Et au moment de dresser le bilan, je dois dire que cette expérience groupie de dernière minute était bien agréable !

Et Beginners dans tout ça ? Le film est touchant même si un peu maladroit par moment. Il y a deux très bonnes idées, le montage en image d'actu des différentes époques, un peu comme les collages maisons que l'ont fait sur Youtube et ce chien dont on peut lire les pensées sous-titrés et qui s'avère être un cabot fleur bleue. La rencontre entre Anna et Oliver lors d'une soirée costumée. Lui est apprêté en Sigmund Freud, barbe et pipe comprises, et psychanalyse tous les invités. Elle, déguisée en fugueuse est rendue muette par une laryngite ce qui pour entamer une thérapie n'est guère pratique. S'ensuit un charmant dialogue à base de bloc-note et touche téléphonique... Dans la même veine on aura une course en rollers dans un centre commercial et des tags à but éducatif..., les flashbacks d'une mère excentrique.

Et puis il y a cette mélancolie doucereuse qui vit dans les personnages inspirés de l'histoire vraie de Mike Mills. Olivier qui n'arrive pas à faire sens de l'homosexualité et du cancer de son père et Anna qui se distance du monde pour ne pas trop souffrir mais qui justement voudrait bien faire une exception pour Oliver. Et même si leur rencontre pourrait changer le cours de leur existence, rien n'est évident dans cette histoire. C'est le côté réalité de cette chronique. Les héros sont aussi peureux et indécis que nous pouvons l'être (ce qui fait que malgré les défaut de Beginners on s'émeut quand même). Dernier petit bonus, un Goran Visnjik (Urgences) toujours aussi charmeur entre jeune gay attiré par les hommes d'âge mûr.

Dans cette comédie douce mais grinçante, j'ai retrouvé la touche entre réalisme et émerveillement de Garden State, Last Night ou Jusqu'à toi (avec la même Mélanie Laurent pas forcément crédible en journaliste douloureusement timide) qui m'avaient tiré sourire et un peu d'humidité lacrymale.

En bref : ***

dimanche 5 juin 2011

Les surprises d'un balade dans le XIIIe 1/2

Connaissez-vous la natation sur bois ? Vous devrez essayer, c'est un sport palpitant et de haut niveau !

L'imprévu a parfois du bon... quand au détour du promenade, on découvre que le démon de la procrastination s'est emparé de la vénérable Bibliothèque de France. Pour la onzième année consécutive, l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs a présenté ses "événements spectaculaires" honorant l'art de vivre sa vie futilement et aux quatre vents.

Quand on y repense, les singes dévalant les marches ou le banc de poissons plongeant en direction de la Seine auraient dû m'alerter mais c'est seulement lorsqu'on a vu une bande étrange de gens en costumes et tailleurs courir comme des fous dans le plus parfait silence qu'on s'est douté que quelque chose se passait sur l'esplanade.



Les élèves de l'ENSAD débordent d'idées. Si je n'ai pas compris "Une scène est une scène", j'ai beaucoup ri devant la "Société Anonyme à Responsabilité Limitée : pour une politique entrepreneuriale ambitieuse dans le respect de ses contrats d'objectifs : innover dans la procrastination efficace ! ". Une philosophie qui a de l'avenir ! Mais mon gros coup de coeur va aux championnats de natation sur bois : on s'y croirait ! Commentateurs survoltés, y compris en provenance de l'étrange (ah l'accent québécoise est vraiment irrésistible), masseurs, les cameramen sportifs sur leurs charriots, photographes de plateau, nettoyeurs de piste, lignes... Ça donne vraiment envie de s'y mettre !

dimanche 10 avril 2011

Nothing really important happened today


J'ai trié des photos.
Je me suis promenée et ensoleillée dans St Germain à la recherche de guides introuvables.
J'ai failli entrer en collision sur le parvis de l'église avec les gardes du corps de Jacques Chirac qui l'escortaient vers sa voiture. Je crois ne l'avoir jamais vu d'aussi près. (Et maintenant j'ai la paire après avoir doublé la clio de Bernadette l'année dernière).
Je suis allée flaner sur l'Île-St-Louis.
Ainsi commencent les Pâques 2011.

mardi 15 mars 2011

Faraway...so close


D-E-G-O-U-T-E-E! Vous avais-je raconté comment j'avais raté de quelques secondes Colin Firth à la commission européenne, il y a cinq ans ? Et bien à ce palmarès douteux je peux rajouter depuis hier soir : comment j'ai raté Emma Watson de quelques mètres en remontant par le boulevard St Germain !

Je suis ravie et frustrée de cette coïncidence spatiale.

Hermione se promenait devant le café de Flore non pas pour Harry Potter mais pour vanter les mérites de Lancôme dont elle est devenue la nouvelle égérie.

Cela n'avait beau être qu'un tournage de pub, il y avait bien une dizaine de camion de tournage sur le boulevard. Une fil indienne qui a accroché mon attention. Je me suis tournée vers le chauffeur, on s'est regardé, on a vaguement plaisanté de s'arrêter sauf que nous étions dans le mauvais sens du boulevard san possibilité de se garer. La foule des badauds et des techniciens empêchaient de voir la star en question mais cela s'annonçait juteux (indeed).

Cette rencontre de loin restera unique! Je doute un jour arriver à approcher Emma de plus près sauf en DVD !

jeudi 17 février 2011

Moonset, moonrise in Paris

Quand on se lève à 5h30 du matin et qu'on déambule dans les rues de Paris à 6h15 les jours de pleine lune, on a quelques privilèges...



Levée de lune après la sieste

Paris le 17 février 2011

jeudi 20 janvier 2011

Mettez du plov dans vos assiettes

Me régalant de japonais, de pho,d'indien et occasionnellement de petits plats chiliens, j'imaginais que mes aventures exotiques culinaires s'arrêteraient là jusqu'à ce qu'on m'emmène dans un restaurant ouzbek...

A vrai dire, je n'imaginais même pas qu'une telle chose puisse exister. Le lieu du crime est pourtant bel et bien installé rue Amelot et répond au nom de Boukhara .



La cuisine ouzbek est un mélange de cuisine orientale et chinoise : on retrouve la brik comme le ravioli et les pâtes et riz sauté. Les plats sont très simples mais restent savoureux (même si étant bien roboratifs, je n'en mangerai pas tous les jours).

Mention spéciale au plov, spécialité de la maison avec riz, poivron, tomate, agneau; aux mantis -des raviolis d'agneau, épinard, potiron... Le dessert émir est mémorable aussi, un concentré de nougat au miel!

Je vous recommande de tenter l'aventure, d'autant que le restaurant est très convivial et intime...

mercredi 8 décembre 2010

Snowed in

Après quelques chutes annonciatrices depuis une semaine, la neige a déployé son soyeux manteau sur Paris. Assez pour obliger motoristes et automobilistes à laisser leurs destriers au repos. pour changer, un aperçu des Grands boulevards de ces flocons qui donneraient presque envie de croire aux miracles et de se remettre aux batailles de boules de neige.



Mais cette mise en bouche parisienne ne peut que pâlir face à la toute beauté du manteau de poudreuse qui a revêtu l'Irlande depuis jeudi dernier. Qui a dit que l'île verte était le pays de la pluie ? Au contraire Jack Frost et ses doigts de fée semblent y avoir fait halte pour dessiner des paysages swaroskien de toute beauté même sur une autoroute.


mercredi 24 novembre 2010

vendredi 5 novembre 2010

Autres horizons

La Seine n'a qu'à bien se tenir, Paris vu d'un neuvième étage.


Autant faire profiter ces lieux d'une partie du développement et classement intensifs de mes archives photos du mois à défaut de semer les mots. Tempus fugit.

mercredi 14 juillet 2010

I gotta feeling... that tonight's gonna be a good night

14 juillet = feux d'artifice + bal des pompiers + grasse mat' devant le défilé
De cette formule traditionnelle, je n'avais pour le moment testé que la 3e variable (parce que pour oser la 1ere il faut avoir un voeu morbide de se faire piétiner par la foule du Trocadéro). Avec l'agréable variation en 1998 de pouvoir suivre nos beaux légionnaires et cavaliers et chevaux de la garde républicaines des tribunes des Champs Elysées (et avoir failli être emportée par une horde en délire qui voulait ensuite saluer le bus des Bleus, mais passons c'était dans une vie antérieure, ahem).
Bref, trêve de parenthèses (j'aime les parenthèses et les "..."), je me suis dis que pour le 221e de notre bien aimée révolution, il était temps de tester la 2e variable.
Alors oui je confirme, les pompiers ne sont pas les meilleurs DJ's du monde mais ils sont souriants et accueillants et savent faire la fête. En outre, c'est enfin l'occasion d'admirer des uniformes de près :-)

vendredi 29 mai 2009

Life in the Marais


Nostalgie de la rue de Turenne quand tu nous tiens.

Une tranquille scène d'un samedi après-midi.

vendredi 1 mai 2009

Trois petits tours et puis s'en va...

...le printemps à Paris. Juste eu brièvement le temps de l'immortaliser et de me laisser bercer deux heures par les doux rayons du soleil à la terasse d'un café.



Hormi ces considérations météorologiques, très anglaises, not much to say, sinon que j'espère bien décrocher un master en grippe porcine (ou A(H1N1) ces temps ci pour ne pas vexer ni les producteurs de porcs ni le le Mexique).


Pour ceux qui aiment le théâtre et qui passent par Paris avant l'été, courrez voir "Journal à quatre mains" au théâtre de poche à Montparnasse. Cela fait un bail que j'ai renoncé à chroniquer toutes mes pièces en retard,


- La Dispute, l'Ordinaire (variation sur le cannibalisme et le capitalisme dans les murs de la très respectable comédie française, décapant), le Malade imaginaire (Michel Bouquet qui cabotine toujours aussi bien et mime les attaques avec grâce), vingt-quatre heures de la vie d'une femme, le Diable Rouge (Claude Rich génialissime), Victor Hugo mon amour où le romancier se fait vamper par Juliette Drouet, la Cerisaie (Tchekhov mais longue, longue mise en scène), des Gens très émouvant avec Zabou Breitman qui interprète avec brio plus de quinze rôle de médecins, de fous, de marginaux etc... -


mais devant ce journal des soeurs Groult, je n'ai pas ri autant depuis "L'éventail de Lady Windermere" de Wilde. On retrouve dans les répliques de Flora et Benoîte l'ironie et les aphorismes du maître sur les femmes, les hommes, les parents, la bourgeoisie parisienne de l'entre deux guerres.

samedi 28 mars 2009

Quelques grammes de cacao dans un monde de brutes et de tracas

A chacun de mes passages devant son échoppe de la rue de Rennes, je me prosterne un peu plus devant l'art du prince du chocolat qu'est Patrick Roger. Sous ses doigts, une vitrine de Pâques en avance de 15 jours devient une succession de tableaux pittoresques, sources d'émerveillement pas si éloigné de celui qui m'animait enfant lorsque je m'attardais le long des devantures du Printemps à Noël.

DIAPORAMA.




En outre, Monsieur Patrick engage des vendeuses vraiment adorables qui n'ont pas sourcillé de me voir mitrailler les créations du maître, sorties tout droit de son atelier, et ont pris le temps de me décrire leurs vitrines de la Saint-Patrick et leur chocolat fourré à la Guiness.

dimanche 15 mars 2009

Un Suisse à Paris

Pas beaucoup de pâtes de mouche à semer en ce moment, entre un coup de froid persistant qui m'a bloqué le nuit puis la gorge et des soirées passées à humer l'air parisien qui s'emplit de printemps, je néglige un peu mon chez moi (et beaucoup ma bimbo).

Dans un grand moment antiprocratination, j'ai accompli dimanche une bonne résolution en allant déambuler dans l'exposition Robert Frank au Jeu de paume. Y avait été entreposées les deux séries qui ont fait la gloire du photographe d'origine suisse. Ses clichés de l'Amérique "profonde" pour laquelle il bénéficia d'une bourse de deux ans de la fondation Guggenheim et son portfolio sur le Paris de l'après-guerre.


Et sans conteste, mes suffrages vont à ce beau reportage sur les routes désertées des Etats-Unis et ses drives-in. Au fil de ces 80 clichés, c'est l'Alabama, le Tenessee, New York, Los Angeles, Houston, le Dakota, la Floride qui défilent devant nos yeux. Des instants à la Doisneau pris sur le vif : une jeune star livide sous le jet des projecteurs, une voiture bâchée devant une residence somptueuse de Miami, une serveuse épuisé d'un restaurant routier, les rangées de voiture d'un cinéma en plein air, les champs de course, un jardin publique de la Nouvelle-Orleans, les pieds de ce commissaire sur son bureau. Les gens se faufilent le plus naturellement possible dans les cadrages de Frank. Son euvre m'a beaucoup rappelé les sensations éprouvées à la lecture de"Sur la Route" de Kerouac. Pas par hasard puisque Robert Frank et Jack Kerouac ont été compagnons d'escapade et que l'écrivain a préfacé le recueil de photos de l'quipée de Frank.


Son portfolio de la capitale est plus mélancolique. Paris sous l'hiver enveloppé de gris et de brouillards, les plaies de la guerre pas encore refermées. Les paysages sont gris et fantomatiques. Frank privilégie les natures mortes du quotidien, de bouquets de fleurs aux chaises délaissées du jardin des Tuileries. Ma mère a été plus touchée que moi, les tirages lui rappelaient la ville de son enfance.



Maintenant pour bien faire les choses, il faudrait s'incliner devant M. Pop Art et braver les foules venus se pâmer devant Warhol et retourner en Egypte admirer "Les portes du Ciel" du Louvre.

mardi 10 février 2009

Urbs et Equus

Place de la cathédrale St Etienne à Vienne.
Il y a quinze jours doucement bercée par les oscillements du taxi et d'une courte nuit, je ne fus éveillée de ma torpeur, par l'incongru et inhabituelle bruit des sabots scandant l'asphalte, que trop tard pour immortaliser un bien curieux spectacle.
Un fiacre lancé au grand trot dans le couloir de bus, le long des quais de la Seine. La calèche et son attelage indifférent aux automobiles, étaient maniés avec une dextérité inquiétante par son cocher qui se permettait des dépassements et changements de file qui aurait fait rougir un motard. Et tout un coup sans crier gare, voici la BMW, où j'avais pris place, doublée sans effort par les deux équidés et leur chauffeur... Le temps de réaliser l'anachronisme que j'avais contemple, que le moment de magie était depuis longtemps enfui.
Jusqu'à ce soir où une vidéo du parisien.fr m'a fait l'effet d'une madeleine de Proust auditive : le bruit des foulées de galop sur le bitume, la fuite éperdue de ce cheval de la garde républicaine en plein Paris. Dieu merci, malgré les dangers de la circulation, l'échappée haletante s'est bien terminée pour le pauvre animal terrorisé.
Mais en deux scènes, voilà un peu de mes visions de Paris au XIXe (pré-totomobile) qui ont pris chair.

dimanche 8 février 2009

A Sunday at the museum

EN IMAGES -

Ce dimanche était parti pour être une journée tranquille et languissante agrémentée d'une pincée de l'irresistible "Shaun le Mouton" ou pimentée d'un peu de découverte à la conquête de "How I met your mother" (à force de n'en entendre dire que du bien j'ai cédé aux sirènes de la curiosité) mais deux trois coups de fil passés par ci par là, un ciel inespérément dégagé et ce dimanche s'est transformé en mission musée et poursuite de l'initiation à Orson Welles.

Sous l'impulsion d'Olivia, le plan A Robert Frank fut remplacé par plan B l'exposition-vidéo "6 milliards d'autres" de Yann Arthus-Bertrand au Grand-Palais. Un peu comme à Vienne et son musée Léopold, c'est plus le bâtiment en lui-même que les oeuvres qui m'ont frappée. Mise à nue, la verrière où dansent la lumière et les nuages hypnotise le visiteur. La scénographie de l'exposition invitait tout autant à l'émerveillement. Pas de pièces et de tableaux, mais des yourtes obscures dressées de part et d'autres du hall, dominées par un chapiteau. Une fois la foule vaincue, l'entrée d'une de ces tentes franchie, sur un mur circulaire vous attend un kaléidoscope de portraits. Dix témoignages se disputent vos mirettes, difficile à suivre mais visuellement tourbillonnant. Alors même si je n'ai pas eu le courage de braver la marrée humaine (queue de plusieurs personnes devant chaque tente) et n'ai pas poursuivi au delà d'une yourte, j'ai apprécié le déplacement, l'ambiance, et la longue file devant les paninis et je compte sur la téméraire Olivia pour me détailler ce voyage à la rencontre de l'autre :-).

Enfin, je ne suis plus cinéphilement inculte, veni, vidi, vici "Citizen Kane" (et le sombre"La Soif du Mal", quintessence du film noir). Je ne sais pas si, tels les critiques, cette "biographie virtuelle" monte(ra) sur la première marche de mon podium cinématographique mais la mise en scène révolutionnaire à l'époque reste toujours inégalée d'ambition, dans ses plans, dans ce "bouton de rose" prétexte futile à cette enquête, dans cette construction en souvenirs et démultiplication des narrateurs que les scénaristes de "Lost" imitent sagement. A l'instar de "L'homme de la rue", il y a quelque chose de proustien à contempler un film sur "l'âge d'or" du journalisme. Désormais pour boucler la boucle viennoise, il faudrait rattraper le "Troisième Homme" et finir en beauté avec la "Dame de Shanghaï".

Et maintenant prochain grand rendez-vous culturel, la "Reine et le Cardinal", sur les amours entre Anne d'Autriche et Mazarin (sur France 2). Même si Torreton aura du mal à égaler Claude Rich dans "Le Diable Rouge", ou les réussites de"l'Allée du Roi" et de "Louis Enfant Roi", j'ai hâte de remonter le temps et de retrouver mes Bourbons préférés.

lundi 30 juin 2008

L'été est revenu...

...et avec lui le retour des travaux sur la ligne 6 du métro... Un chantier bien plus conséquent que les années précédentes puisque fleurissent en place des rails, des cabanons et tentes, accentuant un peu plus le côté futuriste et surréel du XIIIe qui lui colle à la peau, surtout lorsque les rails sont enlevées pour être remplaceés entre minuit et deux heures du matin et qu'une immense grue surplombe les quartiers de Christine Lagarde.