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mardi 29 octobre 2013

Lost in translation & sweet nothing


Peu de lieux m'ont autant troublée que le désert chilien et cette parenthèse à Dubaï. Là où l'Atacama offrait à la sérénité de l'âme ses étendues de sable, de sel, de lacs translucides, de vapeurs des geysers, Dubaï déroule un labyrinthe de verre et de béton à ses visiteurs. La grandeur de la nature devient humaine, tout en démesure. L'esprit fait des prodiges d'architecture, les tours sortent de terre comme par magie en une nuit tandis que l'obscurité transforme cet îlot de métal en l'héritier de la skyline de New York, des lumières de las Vegas et du port altier du Bund de Shanghai. Mais rien ne sonne organique dans cette débauche de moyens sous un soleil de plomb et ce vent chaud. Un palmier est semé pour égayer cet univers minéral. On ne sait s'il faut être enchanté de telles prouesses et de promesses ou s'il faut reculer, face à cet assaut des sens.

Surplombé de ces gratte-ciels, on se sent comme sous un dôme. Admiratif et oppressé. A l'aube d'un futur qui pourrait s'avérer grandiose et sans issue.

Je crois qu'une partie de moi-même n'a toujours pas quitté ce labyrinthe, où chaque recoin brandit un miroir trop perspicace sur nos failles et nos compromissions.

Dubaï est majestueux, grandiloquent, une énigme en devenir qui susurre aux voyageurs des mots aussi inconsistants que l'air.

La Tout Burj Kalifa

vendredi 19 avril 2013

Concomittances

S'il fallait un mot de la semaine à l'image de ces matinales américaines. Parfois contre tout invraisemblance une somme d’événements fait un tout. Parfois l'accumulation de signes est juste contradictoire et ne révèle aucune avancée.




"And I want to see what I've seen To undo what has been done Turn off all the lights Let the morning come"

lundi 20 août 2012

Musique de circonstance



Humeur de fête et de joie
Rien ne vaut un bon vieux instrumental de The Corrs pour se mettre dans l'ambiance des festivités de demain et peut-être swinguer en sandalettes (qui sait ?).

jeudi 28 juin 2012

I'm a proud Janeite

Pouvoir écrire sur ce que l'on adore est un délice dont on ne cesse jamais de s'émerveiller...

mercredi 9 mai 2012

Tenebras lux


"You want a revelation/You want to get right /But it's a conversation /I just can't have tonight /You want a revelation"

jeudi 19 avril 2012

“To the quiet chaos driving me mad”


"Come on, come out, come here, come here/ The lone neon lights / And the heat of the ocean/ And the fire that was starting to spark/ I miss it all from the love to the lightning /And the lack of it snaps, me in two" 
Etre dans un bar comme G.L. et noyer ses pensées. 

vendredi 20 janvier 2012

Le week-end où j'ai encore raté Colin Firth (de passage à Paris)

Ô rage, ô désespoir, ô destin qui s'acharne !. Après l'avant-première de Bridget Jones, désertée pour cause de 11 septembre, les couloirs de la commission européenne, le raté de Deauville mamma miesque, j'apprends sur le twitter de Mme Colin Firth qu'une avant-première confidentielle de La Taupe a lieu ce week-end. Colin et Livia Firth sont arrivés hier à Roissy (merci les paparazzis) et ce soir Grand Journal pour Colin et Gary Oldman ! Mais malgré tous mes efforts sur Google, impossible de trouver le moindre renseignement concernant le lieu et la date de la projection organisée par Studio Canal. Avec ma chance, je découvrirai demain que cela a eu lieu en bas d chez moi au MK2 bibliothèque ! Dans ce cas là, on se consolera avec la pensée émue que j'ai, à défaut d'avoir rencontré M. Darcy, failli écraser les pieds de Michael Fassbender qui clopinait dehors après la première de Shame.

Crédits : Olivia de Graef - 22 novembre Paris

Espérons que Colin revienne en France, surtout s'il est effectivement, comme le murmurent les rumeurs, partie prenante du remake anglo-saxon d'Intouchables.

Edit : heureusement on a évité le Mk2gate, ce fut l'UGC Normandie. Pour la peine voilà un petit souvenir de cette soirée


dimanche 20 novembre 2011

On the concert trail : Sharon Corr

Je voulais voir les Corrs de près

dans une petite salle à l'acoustique impeccable

Et pouvoir enfin me comporter en fan hystérique et rougissante

succès complet !

Jim Corr en invité surprise pour une reprise endiablée de Joy of life, que de souvenirs !

Dernier salut

Sharon Corr en pleine session d'autographes

Je découvre mes photos post-concert toute émerveillée, au même titre que d'avoir quatorze ans après avoir entendu pour la première fois Only when I sleep pu enfin rencontrer une des figures qui ont façonné mon imaginaire, mes années d'adolescence, moments de joie et de spleen comme dirait ta voisine de droite, mon tropisme irlandais...

Merci Olivia d'avoir été là du début à la fin et pour avoir le doigt magique sur l'appareil !

Vivement une prochaine fois !

Ps : Mna Na H'eireann une tentation en souvenir du bon vieux temps

lundi 26 septembre 2011

Les promesses de l'aube

Le future est toujours incertain -c'est son essence même- mais en attendant que le grand manitou décide de m'offrir un été indien ou au contraire une bonne cure de désenchantements, je peux au moins compter sur un 20 novembre prometteur. C'est déjà ça au milieu de tant de mirages.




dimanche 8 mai 2011

Some things last a long time

Pour rester dans l'ambiance londonienne du week-end :



Car à défaut d'avoir mis le grappin sur la robe bleue zara post-wedding de Kate Middleton (#jeudiconfession), j'ai moi aussi fréquenté même si ce fut l'année dernière cette station de métro près des bords de la Tamise et ses jolies gravures du Londres des siècles passés.



PS : Andrea a bien de la chance d'avoir pu utiliser la demeure du Discours d'un roi (aka le cabinet de Lionel Logue) pour son clip et son making-off... Par contre comme d'habitude, on est un peu court question scénario sur le clip :-/Malgré un peu trop de rouge sur les joues, la miss fait toujours ausi jeune qu'il y a dix ans !

dimanche 20 mars 2011

We might as well

Cela fait un an que nous remontions de la gare de Lyon sur le pont de Bercy, tout amusés de cette traversée et aventure nocturne qui nous ressemblait si peu… Satisfaisante conclusion à cette journée qui nous avait permis de découvrir le génie d’Elia Kazan dans la Fièvre dans le Sang et qui s’était poursuivie par une halte improvisée au Balzar, un petit caprice comme il est parfois plaisant de s’en accorder. Impossible de deviner alors que nos chemins étaient sur le point de se disloquer et que notre amitié vivait ses derniers moments. Des signes avant coureurs étaient là mais jusqu’au bout je ne t’ai jamais cru capable de la moindre hésitation. Si j’avais su, j’aurais agi avec plus de sang froid et j’aurais essayé de te parler pour discuter avec toi de ce qui te tiraillait. Peut-être ne t’aurais-je alors pas servi à un défouloir, who knows ?

Prophétiquement tu m’expliqueras peu de temps avant que tu n’avais jamais eu d’ami aussi ancien que moi. Savoureuse ironie de l’histoire quand 3 heures plus tard implosaient huit ans et demi d’amitié. Il y avait de meilleures solutions, je le sais, que de prendre le large mais sans directives, aide, explications de ta part, je ne voyais pas d’autre moyen de fermer cette boite de pandore que je venais d’enterrer après de longs mois d’efforts. Quand toi tu semblais tout traverser avec la plus parfaite facilité et normalité. Un an après, je ne trouve pas le sens de ce dérapage. J’ai fini par me résoudre à réaliser qu’il n’y en avait pas. Je fus là au mauvais endroit au mauvais moment. Trop proche c’est tout.

En cette semaine anniversaire de la fin, je repense au début. Ces deux lettres d’écart dans l’alphabet. A quoi une amitié tient-elle ? Juste une feuille d’appel et le désir de faire ses preuves. Ces deux ans de débats parfois orageux pour dégager problématique ne suggéraient pas vraiment que de camarade tu deviennes « ma personne ». Et puis ce lien a traversé l’année Erasmus et les grands oraux et les concours. Des années à parler de tout et de rien, à refaire l’actualité, à s’échanger nos centres d’intérêts et hobbies (et si le démon de la photo est venu, ce fut par toi, si mes victimes doivent blâmer quelqu’un), à se soutenir dans les amertumes. Avec patience tu écoutais tout, les récits les plus triviaux, les doutes, les analyses. Tu devinais la fatigue, la curiosité. Compréhension mais jamais pitié. Tu as aussi accepté les contraintes qui m'accompagnent même quand tu étais mécontent et que tu le faisais savoir. Tu appréciais les mots et l’écrit. Avec toi, j’ai réalisé que ce que je pouvais être amusante et au deçà de l’ordinaire. A ton contact, je crois avoir grandi et découvert davantage qui j’étais.

D’où la difficulté à tolérer ce vide que j’ai pourtant souhaité. J’avais accepté depuis longtemps que nos vies seraient parallèles mais tant que nous pouvions compter l’un sur l’autre, c’était bien assez pour moi. Avec des ami-e-s de confiance, on peut tout affronter. Mais que faire quand la confiance s’en va ? Comment la rétablir après toutes les vérités cinglantes prononcées de ma bouche et de la tienne? En un instant, je n’ai plus su quelle était ma place. Comment discuter , réconforter et écouter une personne qui vous fait de la peine ? Pourquoi est-ce si important d’être là quand tu dénonces mon omniprésence ? Comment badiner quand on a le cœur lourd ? Puis-je te demander ton aide quand j’ai l’impression d’avoir été manipulée, jouée pour rien ? Pourquoi revenir alors que je t’ai blessé aussi ? Est-il encore possible de revenir sans commettre les erreurs d’autrefois ? Est-ce vraiment utile de réapparaître quand la vie poursuit inlassablement son cours ?

Mon premier souvenir chronologique, reconstruit à postériori, c’est de te revoir accepter ton destin non enviable de premier exposé de l’année et tenir tête aux maîtres de conférences sur la notation. Mais mon premier souvenir conscient c’est la première fois que nous nous sommes parlé pour discuter de notre premier travail en commun, on se demandait comment arriver à trouver un René Raymond en rupture de stock. Dans ce moment sur les marches, rien ne laissait présager les bonnes bouteilles entre 22h30 et minuit, les promenades parisiennes, les repas, les expos et les pièces, les canards enchaînés, la parenthèse du Croisic ou de Lyon. Au-delà de tous ces souvenirs précieusement rangés, je te revois si déterminé, engagé, imaginatif lorsque l’appareil était à proximité. Si ce jeune homme n’est plus à mes côtés, j’espère qu’il est toujours auprès de toi, à te guider et à te pousser, et qu’il aura une pensée pour moi en cette semaine de « commémoration ».

vendredi 24 décembre 2010

Nine days of snow

Esprit de Noël es-tu là ? Cette année le virus du Réveillon se sera insinué tardivement dans nos pénates. A l'heure où je trace ces lignes, notre sapin est encore à prendre le frais sur la terrace, inconscient de la tornade de guirlandes et de boules qui l'attend (sans compter un squatteur félin taquin). Néanmoins le fil du temps n'est jamais vraiment perdu entre l'opération sapin de Noël at work, blind Christmas entre collègues et dîner de réveillon sans oublier cette omniprésente météo qui rend impossiblede se tromper de saison. Chaque jour apporte son lot du flocons et de verglas. C'est étrange de voir Paris en ville blanche.

Merry Christmas to everyone !

jeudi 4 mars 2010

With a purpose


Si mes venues en ces lieux sont plus que sporadiques, c'est que je traîne désormais mes doigts et mes mots sur d'autres horizons. S'il n'est question d'abandonner Stars go blue, c'est ce nouveau bébé qui va accaparer pour un temps mes heures. Au plaisir de vous y croiser peut-être !

lundi 15 février 2010

9 x 3

Une vingt-septième bougie à souffler sur le gâteau déjà. Une petite flamme qui est venue à la vitesse de l'éclair. Une 401e note sur ce blog. Je ne confierai pas à nouveau toute la confusion des sentiments que m'inspirent ces 365 jours supplémentaires. Jamais reniés car souvent passés en précieuse compagnie. Mes symptômes n'ont pas beaucoup changé à l'exception de quelques manifestations en chinois, relief et hiéroglyphiques et des gémissements d'Isabelle Huppert.

En guise de contemplation, je préfère vous offrir les nouvelles aventures de Simon the cat frigorifié comme nous dans la poudreuse.

mercredi 10 février 2010

Déréliction


Le grand chantier à l'origine de mon délaissement de ces lieux comme de mon absence de sociablité en générale, a pris fin. Si vous voulez admirer la charmante créature, rendez-vous ICI. Si elle a aoccupé baucoup de mon temps et mes doigts, je lui dois aussi la joie d'avoir découvert d'autres horizons et d'avoir mené à bon port un projet au long souffle.

lundi 9 novembre 2009

Leave of absence

Ces derniers temps, j'aurai surtout brillé par mon absence en ces lieux. Voyage en Chine bien sur mais aussi beaucoup de travail à abattre pour une bonne cause, les 20 ans de la chute du mur de Berlin.
Ce serait mensonger de dire que je me souviens avec précisions de cette nuit mais le visionnage des vidéos d'archives qui ont immortalisé ce moment où l'histoire est en train de s'écrire et de changer n'a jamais manqué de me faire venir les larmes aux yeux. De voir comme le soir du 4 novembre 2008 les gens heureux et le crier au monde entier. Sans oublier que le ouvert que nous connaissons aujourd'hui n'aurait pas été possible sans ce bouleversement. Une ville, un continent divisé comme cela sonne étranger à nos oreilles désormais. Me replonger dans cette période a été très exaltant et émouvant (pour en voir le résultat c'est ici ou). Sans avoir mis le pied à Berlin je l'ai beaucoup visité. Et j'espère rapidement pouvoir découvrir, de visu, son visage post 1989.
Maintenant que les bougies sont soufflées, il n'est tout de même pas dit que j'ai réapparaisse très régulièrement en ces lieux. Désormais cap sur Copenhague et son sommet sur le climat. La fin de l'année va être donc excessivement chargée mais je tâcherai de faire de mon mieux pour traîner mes pattes de mouches également ici.
En attendant sur l'agenda : Twilight, le Noël de M. Scrooge avec Coliiiiiiiin, faire le plein de Flashforward, Vampire's diaries, Grey's anatomy, plonger dans la saison 2 de True Blood, trouver une salle qui projette la Dolce Vita pour admirer Marcello, attraper des lives de Sharon Corr et trier une flopée de photos de la Chine à la Tunisie par exemple (cette dédicace elle est pour toi Irma!), écluser ma pile de Canard Enchaîné et Paris Match, réveiller la bimbo, m'incliner devant Vermeer et ses amis à la Pinacothèque et saluer Renoir au Grand Palais, retrouver le chemin du code et de Morphée.

vendredi 4 septembre 2009

Comment Internet a révolutionné ma vie

En 50 leçons (ou comment le web a tué 50 objets du passé) par le très inspiré Telegraph.
Je ne peux que me reconnaître malheureusement dans les points 14, 25, 26, 27, 31, 35 et 50.
Et le 4 sur Sarah Palin m'a fait presque tomber de rire de ma chaise.

14) Dead time When was the last time you spent an hour mulling the world out a window, or rereading a favourite book? The internet's draw on our attention is relentless and increasingly difficult to resist. S'ennuyer est devenu un luxe.
25) Aren't they dead? Aren't they gay? Wikipedia allows us to confirm or disprove almost any celebrity rumour instantly. Only at festivals with no Wi-Fi signals can the gullible be tricked into believing that David Hasslehoff has passed away.
26) Holiday news ignorance Glancing at the front pages after landing back at Heathrow used to be a thrilling experience – had anyone died? Was the government still standing? Now it takes a stern soul to resist the temptation to check the headlines at least once while you're away.
27) Knowing telephone numbers off by heart After typing the digits into your contacts book, you need never look at them again.
31) Privacy We may attack governments for the spread of surveillance culture, but users of social media websites make more information about themselves available than Big Brother could ever hoped to obtain by covert means.
35) Concentration What with tabbing between Gmail, Twitter, Facebook and Google News, it's a wonder anyone gets their work done. A disturbing trend captured by the wonderful XKCD webcomic.
50) Your lunchbreak Did you leave your desk today? Or snaffle a sandwich while sending a few personal emails and checking the price of a week in Istanbul?

dimanche 12 juillet 2009

vendredi 26 juin 2009

RIP

Sans que nous le sachions, le chapitre brusque du remaniement ministériel s'était à peine refermé sur nous que nous allions entrer dans une période mélancolique et nostalgique de nécrologique.
D'abord il y a eu la disparition imminente de la malheureuse Farrah Fawcett qui a bravement lutté jusqu'au bout contre le cancer qui la rongeait et en relatant sa disparition, difficile de ne pas être émue pour Ryan O' Neal qui depuis que l'issue de la maladie ne faisait plus de doute, n'a pas caché son désarroi.
Quelques heures plus tard, à peine le temps de commencer à dîner, lorsque le téléphone retentit... "Tu sais que Michael Jackson a été hospitalisé d'urgence", trois quart d'heure plus tard, une des idoles de ce siècle avait disparu. L'onde de choc se propageait...
Je n'ai jamais été une grande fan du "Roi de la Pop"-dont jusqu'à 12 ans j'ai cru qu'il s'agissait d'une jeune femme- mais même si la Soul ou le RnB n'ont jamais été ma tasse de thé un petit "Bad", "Thriller", "Can't stop till you get enough" n'avaient jamais manqué de me faire sourire. peu importe le style ce type là avait du talent et devait beaucoup souffrir émotionnelement. Quel gâchi de disparaître à quelques jours de ce qui aurait pu être un somptueux come-back qui aurait un temps éclipsé le comportement extravaguant si ce n'est inquiétant du personnage. Qui nous aurait rappelé que MJ était avant tout un sacré chanteur...
C'est peut-être exagéré de se dire que l'on se souviendra tous à l'image de Kennedy, du mur de Berlin ou du 11 septembre de ce que l'on faisait à l'instant où on a appris que Michael Jackson nous a quitté mais on n'oubliera sans doute jamais le moment où on l'a "rencontré".
Moi c'était avec "Black or White".