Puisque
Mr Abraham fait son retour outre-manche, pourquoi pas moi ? Maintenant que le tintamarre de la rentrée est devenu un peu plus harmonieux et ordonné en terme de conditionnels, mes doigts me picotent à nouveau même si l'accroche et l'angle percutants manquent encore...
Octobre fut muet, par nécessité de retenir et reprendre son souffle, mais nullement monotone. Le divin enfant (alias Giula) est enfin
arrivée, fournissant un bon prétexte en sujets distrayants, grâce à la Grèce et Kadhafi ce fut pratiquement la fin du monde tous les jours (c)...
Double dose de matinales et un doigt de soirées pour donner l'impression de vivre en permanence aux antipodes.
Une fréquentation assidue des planches, celles inopinées de Bercy pour écouter roucouler le beau Gorge M ayant revêtu ses habits de crooner chanteur de berceuses, celles délocalisées de la comédie française au 104 pour une énergique version du jeu de l'amour et du hasard, celles rétro et résolument comiques du théâtre St Martin pour le Songe d'une nuit d'été où les têtes d'affiches, Mélanie Doutey et Lorant Deutsch, se sont plutôt fait voler la vedette par les seconds rôles, Héléna et Bottom, et celles encore mystérieuses du casino de Paris ce soir pour savoir si Agnès Obel est aussi charmante en vrai que sur Deezer.
Les lieux de tentation habituels du week-end, le redoutable triangle des Bermudes
St-Germain /Rue des
Francs-Bourgeois, alors que je ferais d'aller lécher les vitrines d'Ikéa. Les arpents du VIIe arrondissement, les dégustations de nans au dîner ou les conspirations rue Pernety.
Les retrouvailles étonnamment agréables avec Sarah Michelle Gellar dans Ringer. La série a beaucoup de défauts mais se laisse dévorer comme le Baci du soir, c'est distrayant tellement c'est peu crédible. Gossip Girl rencontre la Vengeance aux deux visages. Je ne suis pas convaincue que SMG ait fait beaucoup de progrès en tant qu'actrice et son âge commence à rendre ses minauderies agaçantes mais l'intrigue ouvre suffisamment de tiroirs pour tenir en haleine. Les personnages secondaires sont très inégaux pour un solide Nestor Carbonnel et Ioan Groffuld, qui doit mettre des sous de côtés pour sa retraite, le couple Henry et Gemma donne des envies de meurtre. Ceci dit, je vois mal Ringer tenir plus d'une saison. Bonus, entendre parler SMG plus ou moins bien français dans un Paris recréé de toutes pièces en Californie sur fond de Bénabar (j'attends un jour que les responsables musicaux de la CW nous ressortent un classique de Carlita pour faire authentique comme 500 Days of summer). J'ai bien envie aussi de me mettre à Once Upon A Time et de continuer ma petite virée de l'été avec Bones.
Toute bonne notion du temps devient donc impossible...